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J2 : De Cachi à Molinos, tours et détours

 

Au petit matin, on a pu découvrir la ville de Cachi. Ben oui, arrivés hier au soir, il faisait déjà noir, on a rien vu!
Et… Waouh!!!

Cachi est un petit village constitué de maisons basses de type colonial toutes blanches, qui s’organisent autour d’une très jolie placette arborée. Et tout autour, de hautes montagnes enneigées s’élèvent vers le ciel, ce qui donne une dimension irréelle, fantastique et magnifique à l’endroit.
Sous le soleil matinal et le beau ciel bleu, la découverte de Cachi a été un vrai plaisir!

 

 

 



Après un bon petit déjeuner, on est reparti en direction de Molinos, sur la fameuse Ruta 40.
Et dès le début, le ton était donné : on n’est plus sur une route, mais sur une piste très caillouteuse, sineuse, poussiéreuse… Et on s’enfonce dans la montagne…

 

Piste de terre au coeur des Andes

 

A chaque virage le paysage qui s’offre à nous est inédit : les formes, les couleurs, les espaces…
On est heureux comme des gosses le matin de noël! Découvrir ces impressionnantes étendues sauvages où on ne croise que quelques rares voitures, traverser des tous petits hameaux habités surtout par des chèvres, des chiens, et quelques Hommes… ça dépasse nos espérances!

On aura passé la journée à rouler, et à s’arrêter très très souvent pour aller vadrouiller au petit bonheur là où on avait envie. Parce que là bas, pas de signalisation, de chemin balisé ou de route à suivre! Nous étions libres de laisser la voiture sur le bord de la « route » et d’aller où bon nous semblait, de grimper sur tous les rochers, aussi haut qu’il nous plaisait…

 




Dès que possible, on quittait la route principale (si on peut appeler ça une route principale…) pour emprunter les petits chemins parallèles.
C’est comme ça qu’on a découvert la lagune de Brealito. Du haut de la montagne, ça avait l’air tellement magnifique… qu’on est descendu!

 

Brelito vue d'en haut ruta 40

On a roulé sur les petits chemins de terre, au milieu de grandes étendues parsemées de végétation basse qui nous ont ait penser à l’Afrique. Jusqu’à atteindre l’entrée de la lagune.
Elle est privée, mais ouverte au public dans la mesure ou l’on respecte le calme et la beauté des lieux. Il y avait beaucoup de vent et de soleil. Et…des ânes! C’est bête, mais on était tout content de les voir. Ils étaient beaux!!

 

végétation lagune de Brealito ruta 40

âne lagune brealito ruta 40

lagune brealito ruta 40

 

En tout et pour tout, on a du parcourir 50km en à peu près 6h à force de s’arrêter partout!

Bref, une journée bien remplie, autant physiquement qu’émotionnellement. On est arrivé à Molinos à la nuit tombée.
Et là, pas de bol : dans tout le village, pas d’électricité!
Le problème, c’est que si les températures sont plus qu’agréables en journée, la nuit il fait trèèèèès froid!!
Sans électricité, ça signifie sans chauffage, et sans eau chaude…

On a trouvé un petit hospedaje, le moins cher de tous mais quand même 300$ARS soit 18euros… et le patron, super sympa, nous a apporté moult couvertures supplémentaires, nous a laissé utiliser le réchaud à gaz pour nous faire un thé/café, et nous a apporté une tortilla de sa propre maison, parce qu’aucun resto du village n’avait ouvert en raison de la panne d’électricité.
Heureusement, il nous restait également une tortilla de Molinos et quelques cookies pour compléter le dîner.

On s’est donc blotti dans nos sacs de couchage sous une montagne de couvertures, et contre toute attente, on s’est endormi vite et bien!

coucher de soleil sur les Andes Ruta 40

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