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Singapour

Guide pour un séjour cool et pas cher!

En mode Backpacker…

 

Singapour a été notre “destination surprise”. Comprenez par là qu’on avait pas du tout prévu d’y faire un tour.
Mais une fois en Malaisie, pour une semaine de plus que prévu (du à notre fuite départ anticipé de NZ), on s’est rendu compte que c’était juste à côté, et qu’il était très facile de s’y rendre en bus.

Alors on s’est dit, pourquoi pas !?

On s’est un peu renseigné, et si la découverte de la ville-cité nous emballait beaucoup, on a aussi trouvé pas mal de blogs et de forums indiquant que la vie y était très chère et qu’il fallait avoir un budget minimum d’au moins 41e par jour et par personne. Oui mais comme Singapour était une parenthèse, c’est avec le budget de Malaisie qu’on pouvait y aller, soit 25e/jour et par personne…

Alors on a hésité. Mais pas longtemps finalement.

On avait vraiment envie d’y faire un passage, histoire de voir. Et le fait que ce soit totalement impromptu nous plaisait encore plus. Alors on a décidé d’y passer juste trois jours, histoire de pas plomber le budget mais d’y aller quand même.

Et finalement, on y est resté… une semaine!

buildings singapour

Bon, on a pas tenu notre budget, mais on s’en est sorti pour 32e/jour/personne, raisonnable donc, sachant qu’on s’est offert quelques petits extras…
Et avec les économies réalisées en Malaisie auparavant, l’un dans l’autre, on rentrait dans le budget!
On est bon, on est bon!!!

Bref, s’en sortir à Singapour avec un petit budget, c’est tout à fait possible, et on vous explique comment!!

Se Loger à Singapour

Bon, c’est pas ici que vous allez faire de grosses économies. Ce sera même probablement votre plus grosse dépense.
Les logements sont assez chers, et même dans les auberges de jeunesse, vous trouverez difficilement des petits prix.

Deux quartiers cependant se démarquent légèrement. Il s’agit de Beach Road et surtout Little India. Vous y trouverez un grand nombre d’hotels et d’hostels parmi les moins chers de la ville, et d’un confort tout à fait satisfaisant.

Ces deux quartiers sont en plus très agréables, très vivants. Vous y trouverez restaurants, temples, magasins, bus, métro… Bref, emplacement au top!

Réservez à l’avance sur internet, c’est le meilleur moyen de trouver des bons prix!

Pour exemple :
– on a passé nos trois premières nuits dans un hotel container (Bunc Hotel, Little India) pour 35$ par nuit
– puis les trois suivantes dans un hostel en dortoirs (Blue Jazz, Little India) pour 30$.

Ce sont les prix les moins chers qu’on ait trouvé, et c’était très bien.

 

 

 

 

Se déplacer à Singapour

Le réseau de transports en commun est très développé. Vous pouvez vous rendre d’un point à un autre de la ville très facilement.

 

METRO MRT :

Le prix du ticket varie en fonction de votre trajet (entre 1,2 et 2,8 $ en moyenne, c’est pas “pas cher” mais ça reste correct.). Il vous suffit d’indiquer votre destination à l’automate.

StandardTicketGARDEZ BIEN VOTRE TICKET! Vous devrez le valider à l’entrée et à la sortie!

De plus, il est rechargeable! Au prochain trajet, posez le sur l’automate, et il sera directement re-crédité.

Quand vous achetez le ticket la première fois, il vous coute 0,10$ ajouté au prix du trajet. Et lors de votre troisième trajet, les 0,10$ vous sont remboursés (déduis du prix du trajet).

 

Carte-du-metro-de-singapour

 

BUS :

On avait lu qu’ils étaient moins chers que le métro alors on a testé. Effectivement vous vous en tirez pour 0,10 à 0,20$ de moins en moyenne ((c’est pas non plus l’affaire du siècle quoi…), mais le trajet est beaucoup plus long en raison des embouteillages. Après, ça reste un moyen sympa de découvrir la ville.

Pas de plan de ligne sur les arrêts en ville… Pas toujours facile de s’y retrouver.
Mais vous pouvez faire un tour sur le site SBS Transit pour planifier votre trajet

 

TAXI :

On a pas testé, mais apparemment c’est pas cher non plus, et d’ailleurs on a vu énormément de personnes les utiliser.
Pour exemple, le trajet depuis l’aéroport vers le centre ville coute une vingtaine de dollars.

 

Manger à Singapour

AAhhhh voilà ma partie préférée!

Singapour regorge de restaurants de tous types, de toutes origines, et à tous les prix.
Vous en trouverez de très jolis et chics dans les nombreux centres commerciaux de la ville et certains quartiers branchés.

Mais si vous voulez vraiment faire des économies et manger local tout en vous régalant, il faut chercher les food court!

Enfin chercher… Y en a partout alors vous allez forcément tomber dessus!

 

Les Food Court, ce sont des espèces de halls entourés de guitounes qui vendent des plats pour 3 à 6$. Vous achetez le plat qui vous fait envie, puis votre boisson à la guitoune dédiée, vous vous installez à une des nombreuses tables au centre du hall, et voilà!

Vous pourrez déguster le fameux Chicken Rice, ou des plats indiens, des soupes de nouilles, du riz sauté, des fishball… Large éventail de choix, et vous allez vous léchez les babines!

 

Pour exemple :
A chaque repas, on s’en sortait pour 10 à 12$ à deux, boissons comprises (soit 6,5 euros…Wouhou!!!)
On a essayé deux fois de se faire un restau un peu plus cher, et on a été déçu à chaque fois. (Encore plus sachant qu’on aurait pu manger deux fois mieux pour deux fois moins cher dans un food court!)
Après, si vous avez le budget, vous trouverez de très bons restaurants dans le quartier de Bugis, à Ling Seah Street.

 

 

 

 

 

Que faire gratuitement à Singapour?

Singapour est avant tout une ville impressionnante par ses buildlings, ses temples, ses centres commerciaux, ses nombreux quartiers animés, chacun ayant son identité… Bref, de quoi flâner pendant de longues journées!

Petit tour d’horizon des activités gratuites à Singapour…

 

LES QUARTIERS

 

Little India :

Le quartier indien donne l’occasion d’une balade sympa.
On peut y visiter le temple hindouiste Sri Veeramakaliamman, en enlevant ses chaussures, et en se couvrant les jambes (voir la rubrique Temples).
C’est également l’occasion de déguster un bon riz au curry sur une feuille de banane et de s’émerveiller devant les magasins indou, avec leurs immenses statues de bouddha, leurs tissus, encens, et toutes les babioles multicolores qu’on peut y trouver.

 

ChinaTown :

Le quartier de ChinaTown est composé de ruelles piétonnes, bordées de magasins traditionnels (poteries, baguettes, tissus, médecine…) et plus modernes (gadgets, bijoux, montres…)

rues de chinatown singapourSmith Street est le food court de China Town : des restaurants de chaque côté, et des guitounes en bois au milieu. Vous avez faim? Vous avez le choix!!

On trouve également trois temples à ChinaTown, tous situés dans la même rue, à quelques dizaines de mètres les uns des autres : la mosquée Jamae, le temple hindouiste Sri Mariamman, et le magnifique Buddha Tooth Relic Temple. (Voir la rubrique temples!)

 

Pour la petite anecdote, on était à Singapour au moment du nouvel an chinois 2017. Et je peux vous dire que le quartier était paré de ses plus belles décorations, et très animé! Un régal!!

 

Beach Road :

Juste en dessous de Little India, Beach Road est le quartier oriental.
Vous pouvez gratuitement y visiter la mosquée du Sultan (enfin furtivement, juste entrer dans le hall, pas plus loin!), faire un tour dans les allées commerçantes qui proposent principalement des tissus, des luminaires et des tapis, et manger un plat turque ou libanais dans la petite rue piétonne en face de la mosquée.

mosquée dorée singapour

magasin luminaires singapour

 

A deux rues de la mosquée, Haji Lane est quant à elle beaucoup plus “bobo”!
Une seule rue piétonne, des magasins et restaurants branchés, modernes, des murs décorés, il y règne une ambiance vraiment cool!

peinture murales singapour

 

Bugis :

Le quartier effervescent de Singapour!
En quelques mètres à Bugis, on passe du marché chinois traditionnel à la galerie marchande labyrinthe, au centre commercial hyper moderne, aux rues pleines de restaurants…
Il y a un monde fou, mais c’est tellement vivant et fun que pour une fois, ça fait du bien de se mêler à la foule.

On a adoré se perdre dans New Bugis Street : un vrai labyrinthe! Une multitude de petites galeries pleines à craquer de magasins de tout et n’importe quoi, et ça sur plusieurs étages!!

rues animée de bugis singapour

Vous voulez une montre, une manucure, de nouvelles fringues, des jus de fruits frais, des céréales à l’azote liquide??? Ils en ont, ils en ont…

étal de jus de fruits frais singapour

Une vraie caverne d’Ali Baba…

 

 

Raffles place et Clarque Kay:

A Raffles Place vous vous retrouvez au beau milieu des immenses gratte-ciel aux designs modernes, tous plus hauts les uns que les autres… C’est impressionnant!

raffles place singapour

On est ici dans le quartier d’affaire chic et cher. Vous trouverez néanmoins un food court, le Lau Pa Sat, sur Raffles Quay.

Après un petit tour au milieu des géants d’acier, vous pouvez rejoindre Clarque Kay, quartier branché qui se compose en fait d’une rue pavée sur le quai de la rivière de Singapour. Il y a une fois encore une ribambelle de restaurants, mais à des prix plutôt élevés.

Le cadre est joli, ça vaut le coup d’y passer.

 

Marina Bay :

Depuis Clarque Kay, en longeant l’autre rive, vous pouvez rejoindre Merlion Park et sa foule de touristes venus prendre une photo du fameux Merlion : statue d’une sirène à tête de lion crachant de l’eau. Une fontaine quoi. Bon, c’est un peu l’emblème de la ville donc voilà, mais ça casse pas des briques non plus.

merlion singapour
Depuis le Merlion, faites le tour de Marina Bay : la promenade est jolie et vous amène devant le Marina Bay Sands, immense centre commercial de luxe.

C’est aussi ici que se situe le musée “artscience” de Singapour qui a la forme d’une immense fleur blanche. Juste en face, le “Helix Bridge” permet de rejoindre le “Youth Olympic Park”.
Ce pont uniquement piéton, est une espèce d’enchevêtrement métallique en tourbillon. Il propose quatre plateformes avec vue sur la baie et s’illumine le soir.

C’est définitivement une balade à faire en fin de journée, histoire de se retrouver sur le Helix Bridge au coucher du soleil, pour admirer les éclairages de la baie.
C’est magnifique!!

marina bay singapour

musée art science Singapour

 

 

LES VISITES

Marina Garden

Toujours de nuit, depuis Marina Bay, en 5mn vous pouvez rejoindre le Marina Garden qui a tant de choses à offrir…
Tout un tas de jardins à thème (jardin chinois, indien, colonial, à fleurs…) vous attendent.
Mais l’attraction principale, c’est le Supertrees Grove : constructions géantes en forme d’arbres qui s’illuminent le soir. On se croirait dans un univers fantastique, magique…
Et tous les soirs à 19h45, un spectacle de son et lumière d’une quinzaine de minutes enchante les visiteurs. Tout ça est gratuit!

Sauf si vous voulez monter sur la passerelle qui rejoint les Supertrees, cela vous coutera 8$, dernière entrée à 20h30.

super trees grove singapour

marina bay garden singapour

Après ça, une petite balade de nuit le long du Dragon Fly Lake vous fera profiter des illuminations du parc et du fameux Marina Bay Sands Hotel.

rivière pont de nuit singapour

Libre à vous d’y revenir en journée pour faire un tour dans les jardins, ils sont très jolis!

 

Le Singapour City Gallery

La ville regorge de musées. Mais celui ci est gratuit!
On a pas eu le temps d’y passer, mais il retrace l’histoire de la ville, sa construction, son émergence économique. Et il parait qu’il est très intéressant!

 

Les temples

Envie de spiritualité?
Mosquées, temples hindouistes ou bouddhistes, églises, vous avez l’embarras du choix!

Pour visiter les mosquées et les temples hindouistes, il faudra vous couvrir les jambes, les épaules et enlever vos chaussures. Quant aux temples bouddhistes, cela dépend, mais en général, il faudra également vous couvrir.

Mais pas de panique! A l’entrée de chaque temple, on vous propose gratuitement des étoles. Tout est prévu!

 

Notre temple préféré a été sans conteste le Buddha Tooth Relic Temple à China Town.
Non seulement le temple en lui même est absolument magnifique, mais il propose au troisième étage un musée retraçant l’histoire du Bouddha de façon très pédagogique et simple. Vous pourrez y admirer de nombreuses statues, et apprendre des tas de choses sur cette religion! Vraiment très intéressant!

Bouddha

 

Voilà pour le petit tour gratuit!
Mais si vous en voulez plus, il y a aussi tout un tas d’activités payantes très intéressantes! On vous en liste quelques unes :

Musée “artscience” à Marina Bay : 30$ l’accès pour toutes les « exhibitions » (environ 17$ pour chacune)

Cloud Forest et Flower Dome à Marina Garden : 28$ l’entrée pour les deux

Singapore Art Museum à Bugis : 20$ l’entrée

River Cruise dans Marina Bay : 25$ pour 45mn de balade dans la baie

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J9 : Retour au Bercail !

 

Après une nuit bien reposante, nous sommes partis restituer la voiture de location. Un vrai sketch!
C’est Mathias qui s’est occupé de nous, Diego n’étant pas à l’agence aujourd’hui.
Il a fait le tour de la voiture pour l’état des lieux. Et malgré les pierres de la ruta 40, elle était en parfait état (si on met de côté le fait qu’elle était recouverte de poussières!!)
Toutefois, Mathias a remarqué une petite griffure sur le bas de caisse, qui n’était pas noté sur l’état des lieux. Trois fois rien vraiment mais il semblait embêté.
Nous aussi du coup, parce que perdre la caution pour une griffure de rien du tout, ça nous enchantait pas tellement…

De retour dans le bureau, on savait pas à quelle sauce on allait être mangé… Mathias nous a expliqué qu’il ne voulait pas d’ennui avec son patron, qui est apparemment assez tatillon sur l’état de ses voitures…

Stress…

Alors il a repris l’état des lieux initial ainsi qu’une feuille de papier carbone, et a tout simplement rajouté la griffure sur le papier d’origine, comme ça, normal… En nous disant « comme ça, tout le monde est content, y a pas de problème! »

On en est resté complètement coi… Et ça nous a  bien fait rigoler en sortant!

 

On a juste eu le temps de faire un petit tour dans la ville de Salta (quand même!). Surnommée « la Linda » (la jolie) elle a effectivement un certain charme, avec ses bâtiments coloniaux et ses grandes églises décorées. Mais bon, pas de quoi non plus tomber en pâmoison!

 

Le temps de repasser à l’hotel chercher nos sacs, et on est de suite reparti vers le terminal de bus pour continuer notre périple  plus au nord, vers Humahuaca.

 

 

Road Trip Salta, en Bref

 

Ces huit jours ont été vraiment fabuleux.
Le fait de partir à l’aventure dans ces contrées sauvages, très authentiques, et en toute liberté a été une superbe expérience.
Nous avons découvert des paysages époustouflants et rien que le fait d’imaginer les millions d’années qui nous séparent de leur formation et les forces colossales qui ont été déployées pour arriver à ce résultat, nous a fait nous sentir tous petits et admiratifs… Une sensation géniale.

Toutefois, à refaire, je crois que l’on commencerait par la ruta 68 pour terminer par la ruta 40 en y prenant tout notre temps! Parce que cette partie du trip est la plus dépaysante et impressionnante. Et qu’elle offre beaucoup de trek qu’on a loupé parce qu’on s’est mal informés… (on comptait sur internet chaque soir pour planifier notre journée du lendemain, mais avec les problèmes d’électricité, on s’est fait avoir).

On a adoré emprunter les routes au hasard, sans vraiment savoir ce qu’il y avait au bout, et tomber sur des coins incroyables comme la lagune de Brealito, même si cela demande de rouler pendant des heures sur des chemins très inconfortables (surtout pour la voiture!).

Bref, depuis le début de notre voyage, je crois que ce road trip a été l’expérience la plus intense et la plus forte en émotion. Un régal!

voiture sur chemin de terre dans les montagnes

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J8 : Cabra Corral, ou le lac interdit

 

Aujourd’hui, il fait beau et chaud, on a décidé d’aller se baigner au lac!
On emprunte donc la route vers Cabra Corral avec la ferme intention de trouver un petit bout de plage ou de rocher pour se poser quelques heures et lézarder au soleil.

Mais rapidement, on se rend compte que les bords du lac ne sont en fait pas vraiment aménagés… Il y a bien quelques pontons pour les gros bateaux plats qui offrent les tours du lac en saison mais ça s’arrête là.
On continue à rouler… Parfois, au loin, on aperçoit un bout de verdure bien plat, apparemment parfait pour notre programme. Et en arrivant à hauteur du lieu tant recherché… il y a des grillages partout et des panneaux de propriété privée : interdiction d’enter!
On est un peu frustré quand même…

On finit par bifurquer vers l’intérieur des montagnes, en suivant la rivière qui alimente le lac, vers un centre de rafting/canyoning. Après presqu’une heure sur une route aussi cahoteuse que la ruta 40, on finit par trouver le centre.
Mais l’employé nous explique qu’actuellement, les activités ne sont pas ouvertes, à part le rafting (dont le prix dépasse notre budget). Il nous indique quand même un endroit un peu plus loin, une zone tranquille sur la rivière dont le propriétaire laisse l’accès libre.
On est donc reparti à la recherche de notre eldorado… On a bien trouvé un coin sympa, mais impossible d’y faire passer la voiture sans l’enliser dans le sable.
Il est bientôt midi, on en a un peu marre de chercher pour rien, on se fait une raison : la farniente sur la plage attendra le Mexique! On rentre!

On s’arrête quand même manger dans un petit resto avec vue sur le lac avant de reprendre finalement la route vers Salta, et le Norte Hostel

 

couple de chouette dans la roche

 

 

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J7 : On the Road again…

 

C’est pas tout ça mais il faut retourner à Salta!
Et cette fois, en empruntant la RN68, qui passe notamment par la Quebrada de las Conchas, que Diego nous a particulièrement bien vendu. D’après lui, ce sont les plus beaux paysages du coin!

carte routière quebrada las conchasTout le long de la route, il y a des arrêts touristiques prévus pour voir certaines formations géologiques d’intérêt.
Après les merveilles de la ruta 40, on a hâte de voir ça!

Dès la sortie de Cafayate, on retrouve sur la route nos deux autostoppeurs Léa et Gérard qui cherchent eux aussi à visiter la Quebrada aujourd’hui. « On se connaît non? ». Quand y en a pour 2, y en a pour 4!
On a donc passé la journée avec eux dans la Quebrada.

 

 

Et il faut bien avouer qu’on a été déçu… Ben oui, Las Flechas c’est chouette : de grandes montagnes rouges, des gros rochers aux formes curieuses, un amphithéâtre naturel (ça faut avouer on a bien apprécié!!)… Mais comparé à la ruta 40, c’est du pipi de chat de la rigolade!
Si on avait su, on serait resté plus longtemps sur la ruta 40…

Mais bon, maintenant qu’on est là, on continue et on profite de ce qui reste quand même des paysages très intéressants.

 

 

Au bout de la Quebrada, à Alemania, on dépose nos autostoppeurs pour qu’ils repartent vers Cafayate et on continue notre route vers Coronel Moldès et le lac Cabra Corral.

 

selfie de quatre personnes autostoppeurs Quebrada de las conchas

 

Le lac est immense, et vu de la route qui le surplombe, vraiment très joli. Il donne envie de se baigner!
Apparemment, en pleine saison, c’est une véritable attraction touristique qui offre une tonne d’activités : bateau, jet ski, saut à l’élastique depuis le grand pont, canyoning, rafting… bref, on s’attendait à de l’animation.
Mais là, à part les pêcheurs regroupés sur le pont… Tout est calme et les centres d’activité semblent fermés! On est en pleine période creuse…

 

lac de cabra corral

On retourne finalement à Coronel Moldès pour négocier une chambre dans une hostel à petit prix. Et on réussira à obtenir une super chambre avec grand lit et salle de bain privé pour presque moitié prix!

 

Pourtant au soir, l’hostel jusque là vide s’est rempli… de cyclistes!
Parce que oui, il faut quand même vous parler de la grande procession religieuse annuelle vers Salta.
La semaine prochaine à Salta a lieu une grande fête religieuse. Et la tradition veut que tous les habitants de la région s’y rendent en pèlerinage. Ils s’y rendent à pied ou à vélo bien souvent. Cela leur prend entre 3 et 6 jours à marcher ou pédaler pour arriver à Salta pour la grande fête.
Nous avons croisé ces pèlerins tout au long de notre road-trip, un peu partout, toujours suivis par des voitures balais en parfois même encadrés par la police…
Et ce soir, l’hostel en accueille certains avant leur arrivée à Salta prévue pour demain…

 

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J6 : Halte à Cafayate

 

Aujourd’hui c’est décidé, on ne fait rien! Enfin, pas grand chose…
On s’est levé tard… j’en ai même loupé le petit dej pourtant bien allégeant de l’hostel!
A midi, on s’est fait un asado sur la place principale  de la ville. Ensuite on a fait une petite balade digestive.

Cafayate c’est joli, mais bon, y a pas quoi s’y arrêter juste pour le plaisir de la ville! En revanche, il y a une multitude de vignobles qui proposent des visites guidées et des dégustations de vin… Intéressant ça!

On est allée a Vieja Secretas, qui propose une visite et une dégustation gratuite!
Bon en fait, la visite se cantonne à une petite pièce remplie de gros tonneaux et de portraits des différents membres de la famille qui ont contribué à fonder le vignoble depuis des décennies. Rien de fabuleux en somme.
En revanche, la dégustation a été plutôt chouette. L’employé chargé de nous faire goûter les spécialités était très sympathique et on a passé un bon moment.
Leur vin a la particularité d’être plutôt sucré, ce qui n’est pas pour me déplaire!

On est bien entendu reparti avec une bonne bouteille, tous contents!

La soirée s’est passée exactement de la même manière qu’hier : plateau repas et film! Elle est pas belle la vie…?

apéro Warmy Sonkoy Cafayate

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J5 : Amaicha del Valle, antre de la Pachamama

 

Dès le matin, on est reparti vers Amaicha del valle pour visiter le musée de la Pachamama.
Perso, j’étais encore un peu sonnée par l’antidouleur et complètement dans le gaz. Mais la demie-heure de trajet et surtout un jus de fruit bien frais ont fini par me réveiller!

 

Musée de la pachamamaLe musée de la Pachamama est vraiment un endroit qu’il ne faut pas manquer si vous voyager dans la région. Il est absolument magnifique et sans aucun équivalent!

La Pachamama est une divinité omniprésente et très respectée en Argentine. Elle symbolise la Terre, et fait toujours l’objet de nombreuses célébrations et offrandes.
Considérée comme une divinité païenne, les colons espagnols chrétiens ont bien tenté de l’abolir, mais n’y sont jamais parvenus. Et aujourd’hui, les croyances locales et chrétiennes coexistent en parfaite harmonie ici, et c’est plutôt rigolo!

 

Après avoir payé l’entrée (70$ARS), un guide nous amène dans une salle ou est exposée une grande maquette de la structure géologique de la région,  et nous explique son histoire.
On parcourt ensuite deux salles remplies de minéraux et autres roches avant de passer aux choses sérieuses.

La visite se poursuit dans une autre grande salle, où de nombreuses vitrines exposent des objets anciens retrouvés sur des sites archéologiques (notamment Quilmès) et témoignant du mode de vie et de la culture traditionnelles des communautés locales. On peut également observer des reconstitutions des ruines de Quilmès. Ce qui est très intéressant, puisque cela nous permet de mieux comprendre ce que nous avons vu hier!

 

Vases, instruments de musique, types de cultures, vêtements, constructions… La visite est assez courte pour ne pas être soporifique, mais vraiment très intéressante et instructive!
Et bien que le guide parle uniquement espagnol, il va doucement et répète si besoin pour que nous comprenions.

 

 

On continue dans une troisième salle, lieu d’exposition d’art local, entre sculptures, peintures, tentures… c’est très joli! Mais les photos sont interdites, alors si vous voulez voir, faudra y aller!!

Finalement, le guide nous laisse nous promener indéfiniment dans l’espace extérieur, et là… c’est assez indescriptible. Tout les bâtiments sont en fait décorés de sculptures de pierres illustrant les symboles des croyances locales. C’est vraiment très très joli!

 

 

On a érré un long moment dans ce jardin. Sans compter qu’il faisait très beau, chaud, et qu’il n’y avait personne hormis nous! Trois bonnes raisons d’en profiter!

Et puis à midi, on est retourné manger au Warmy Sonkoy pour se régaler d’un cazuelo de cabrito et d’un tamalès.

En reprenant la voiture, on a croisé plusieurs autostoppeurs en face du musée. On a pris un couple d’étudiants franco-argentin, Léa et Gérard qu’on a déposé aux ruines de Quilmès avant de retourner à Cafayate.

On a trouvé un autre hostel très confortable où on a pris nos quartiers pour deux jours, histoire de profiter un peu de la ville et de ses bodégas, et puis de prendre notre temps, tout simplement!
Sur la place principale, on a trouvé un petit resto qui nous a préparé des pâtes bolo et des empanadas a emporter, qu’on a dévoré dans notre chambre devant un bon film…

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J4 : Les ruines de Quilmès, voyage dans le temps…

 

A une petite heure de Cafayate, les ruines de Quilmès offrent aux visiteurs un aperçu de ce qu’était la vie des communautés locales du 12e au 17e siècle.
Pour y arriver, on emprunte un chemin de terre sur 8km depuis la route principale. On y a pris en autostop Andrès, argentin de Mendoza en vadrouille…

L’entrée aux ruines est de 35 bob autrement dit pas grand chose!
Il est possible de s’offrir les services d’un guide également. Mais comme pour le Free Walking Tour de Buenos Aires, notre niveau d’espagnol n’est pas suffisant… On visite par nous-mêmes!

 

vue panoramique des ruines de Quilmès

 

Il est encore tôt, et il n’y a quasiment personnes! Un régal!
A flanc de montagne, une multitude de murets en pierre sont disposés géométriquement et forment ainsi un dédale de pièces reliées par des petits couloirs et escaliers.
A l’intérieur de ce qui a été des habitations, on trouve encore des mortiers de différents types, faits de roches de différentes formes, témoignant des activités passées.

Le site est très beau, bien préservé et on s’est pas retenu de grimper tout en haut de la montagne, en dehors du chemin balisé, pour admirer la vue…
On est resté dans les ruines près de quatre heures et on a vraiment apprécié la visite!

Point de vue ruines de Quilmès

 

On a continué notre route vers Amaicha Del Valle.
Il était déjà près de 15h et la plupart des restaurants et comedor étaient fermées. Sauf le Warmy Sonkoy, juste en face du musée de la Pachamama.
Il faisait beau et chaud, on a pu s’installer en terrasse et on s’est fait conseillé par une serveuse adorable qui nous a recommandé différents plats typiques du nord de l’Argentine : Un locro et un humita.
En dessert, un quesillo con dulce de fruta
Encore une fois, on s’est régalé!
Décidément, le nord de l’Argentine et très intéressant culinairement parlant!

 

Le musée de la Pachamama fermant ses portes à 17h, on a préféré remettre à demain sa visite, et se diriger vers Santa Maria, histoire de trouver un hotel pas trop tard et de profiter un peu de la soirée pour se reposer.

Malade depuis plusieurs jours, j’ai été prise d’un très violent mal de tête, particulièrement douloureux et handicapant. Il a fallu prendre un antidouleur bien puissant pour m’endormir (un peu shootée, faut bien l’avouer!). Probablement la fatigue et le mal de l’altitude, qu’il ne faut pas négliger!
Une bonne nuit de repos et ça ira mieux!

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J3 : Molinos-Cafayate, chez les géants de pierre

 

mur de roche quebrada flechasLe réveil a été disons… frais! Et toujours sans électricité!
Heureusement, il restait de l’eau chaude dans le chauffe-eau, et une bonne douche pleine de vapeur n’a pas été de trop pour nous mettre d’aplomb!
Un café, et c’est reparti.

Aujourd’hui, on parcourt la Quebrada de Las Flechas… Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on en a pris PLEIN LA VUE!!

C’était comme se trouver au bout milieu d’un champ de bataille mené par des géants de pierre à la force colossale.

Partout autour de nous se dressaient de gigantesques montagnes et blocs de roches abrupts très accidentés, dont l’inclinaison et les dessins témoignaient des violents épisodes tectoniques subis il y a des millions d’années. Les couleurs oranges, rouges et beige ajoutaient encore à la désolation et la beauté des lieux.
Comme la veille, je ne compte pas le nombre de fois où nous avons laissé la voiture sur le bord de la route pour aller explorer plus profondément ces enchevêtrements de roches, nous perdre dans la multitude de leurs anfractuosités et nous mesurer à leur titanesque posture. C’était comme se faire fourmi…

Impressionnant…

 

 

A midi, quand même, le ventre presque vide depuis la veille, on était affamé!
On s’est arrêté dans le village d’Angastoca, dans le premier « Comedor » qu’on a trouvé… Et on a bien fait!

 

plat de carbonada quebrada de las flechasAu Pachamama Huasi, le gérant/cuisinier/serveur… nous a proposé ses spécialités. On a pas tout compris à part « specialidad » alors on a acquiescé, sans trop savoir ce qu’on allait manger.
Quelques minutes plus tard, il nous a apporté deux magnifiques assiettes de soupes, de couleur rouge, remplies de légumes, de viandes et de morceaux de fromage qui se sont mis à fondre…
Mama Mia!!!! Un REGAL!! Copieux, gouteux, délicieux!! La « Carbonada » nous a séduit!!
On a commandé des empanadas de carne en plus, et ça n’a pas loupé, on s’est encore régalé!

 

Réchauffés et repus, on est repartis en direction du sud. La route est toujours aussi précaire, et les gros cailloux n’épargnent pas la voiture, surtout quand il prend à Rodo des envies de jouer les pilotes de rallye… Mais on avance, doucement mais surement vers Cafayate.

 

Comme hier, on a pas boudé notre plaisir, et on s’est aventuré dès que possible au coeur de ces immenses paysages de pierre. Et de grimper toujours plus haut pour avoir le meilleur point de vue, jusqu’à en avoir le souffle coupé…

 

paysage des Andes et piste de terre quebrada flechas

Relief accidenté quebrada flechas

 

A hauteur de San Carlos l’asphalte fait son retour! Et après deux jours de secousses, se retrouver sur une surface lisse, ça fait tout drôle…Et bizarrement, le côté « rustre » nous manque. En avançant vers la ville, on est un peu déçu de retrouver si vite la civilisation…
On se console en se disant qu’au moins, on aura de l’électricité et du chauffage…

Et en arrivant à Cafayate en fin d’après midi, on constate qu’ici aussi, il y a coupure d’électricité. Du moins pour certaines parties de la ville. Enfin disons que le jus va et vient en fonction des quartiers et des horaires…

Un peu malade depuis hier, on a préféré trouver une auberge de jeunesse un peu plus chère mais assurant chauffage, électricité et un minimum de confort pour la nuit : l’hostel Ruta 40. Tu parles… Le radiateur promis est tout petit est pas très efficace, la connexion internet ne monte pas jusqu’aux chambres et les parties communes (cuisine, salle à manger) sont toutes à l’extérieur, dans le froid. On a peu l’impression de s’être fait avoir… En plus le courant a sauté dans la nuit, on s’est réveillé dans le froid et sans eau chaude.
Bref, on avait pas envie de rester là, et dès le lendemain, on a repris la route vers le sud…

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J2 : De Cachi à Molinos, tours et détours

 

Au petit matin, on a pu découvrir la ville de Cachi. Ben oui, arrivés hier au soir, il faisait déjà noir, on a rien vu!
Et… Waouh!!!

Cachi est un petit village constitué de maisons basses de type colonial toutes blanches, qui s’organisent autour d’une très jolie placette arborée. Et tout autour, de hautes montagnes enneigées s’élèvent vers le ciel, ce qui donne une dimension irréelle, fantastique et magnifique à l’endroit.
Sous le soleil matinal et le beau ciel bleu, la découverte de Cachi a été un vrai plaisir!

 

 

 



Après un bon petit déjeuner, on est reparti en direction de Molinos, sur la fameuse Ruta 40.
Et dès le début, le ton était donné : on n’est plus sur une route, mais sur une piste très caillouteuse, sineuse, poussiéreuse… Et on s’enfonce dans la montagne…

 

Piste de terre au coeur des Andes

 

A chaque virage le paysage qui s’offre à nous est inédit : les formes, les couleurs, les espaces…
On est heureux comme des gosses le matin de noël! Découvrir ces impressionnantes étendues sauvages où on ne croise que quelques rares voitures, traverser des tous petits hameaux habités surtout par des chèvres, des chiens, et quelques Hommes… ça dépasse nos espérances!

On aura passé la journée à rouler, et à s’arrêter très très souvent pour aller vadrouiller au petit bonheur là où on avait envie. Parce que là bas, pas de signalisation, de chemin balisé ou de route à suivre! Nous étions libres de laisser la voiture sur le bord de la « route » et d’aller où bon nous semblait, de grimper sur tous les rochers, aussi haut qu’il nous plaisait…

 




Dès que possible, on quittait la route principale (si on peut appeler ça une route principale…) pour emprunter les petits chemins parallèles.
C’est comme ça qu’on a découvert la lagune de Brealito. Du haut de la montagne, ça avait l’air tellement magnifique… qu’on est descendu!

 

Brelito vue d'en haut ruta 40

On a roulé sur les petits chemins de terre, au milieu de grandes étendues parsemées de végétation basse qui nous ont ait penser à l’Afrique. Jusqu’à atteindre l’entrée de la lagune.
Elle est privée, mais ouverte au public dans la mesure ou l’on respecte le calme et la beauté des lieux. Il y avait beaucoup de vent et de soleil. Et…des ânes! C’est bête, mais on était tout content de les voir. Ils étaient beaux!!

 

végétation lagune de Brealito ruta 40

âne lagune brealito ruta 40

lagune brealito ruta 40

 

En tout et pour tout, on a du parcourir 50km en à peu près 6h à force de s’arrêter partout!

Bref, une journée bien remplie, autant physiquement qu’émotionnellement. On est arrivé à Molinos à la nuit tombée.
Et là, pas de bol : dans tout le village, pas d’électricité!
Le problème, c’est que si les températures sont plus qu’agréables en journée, la nuit il fait trèèèèès froid!!
Sans électricité, ça signifie sans chauffage, et sans eau chaude…

On a trouvé un petit hospedaje, le moins cher de tous mais quand même 300$ARS soit 18euros… et le patron, super sympa, nous a apporté moult couvertures supplémentaires, nous a laissé utiliser le réchaud à gaz pour nous faire un thé/café, et nous a apporté une tortilla de sa propre maison, parce qu’aucun resto du village n’avait ouvert en raison de la panne d’électricité.
Heureusement, il nous restait également une tortilla de Molinos et quelques cookies pour compléter le dîner.

On s’est donc blotti dans nos sacs de couchage sous une montagne de couvertures, et contre toute attente, on s’est endormi vite et bien!

coucher de soleil sur les Andes Ruta 40

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Notre journée au cœur du parc national de Las Quijadas nous a donné le goût des grands espaces… Il fallait continuer sur notre lancée! Et ça tombait bien, la région de Salta est tout particulièrement propice à l’organisation d’un Road Trip de plusieurs jours, à la découverte des nombreux et divers paysages de la Cordillère des Andes.
Ça vous met l’eau à la bouche?… Attendez la suite!

 


 

Road Trip à Salta

Voyage chez les géants de pierre

mur de roches quebrada de las flechas


8 jours.
C’est le temps que nous avions devant nous pour parcourir la boucle sud de Salta.
Il n’a pas été très difficile de louer une voiture. Les Road Trip ici, c’est monnaie courante, et les loueurs occupent tout un quartier!
On en a fait le tour, et après quelques négociations rondement menées, on a réservé une petite voiture chez Norte Auto. Une GOL… non il ne manque pas de lettre, ici ça s’apelle une GOL…

A noter : Le guide Pratique : « Louer une voiture à Salta » sera bientôt en ligne!

On est quand même bien tombé : Diego, le loueur de voiture, nous a fait toute une description des points d’intérêt, des endroits à visiter, des bodégas où déguster de bons vins… Un vrai tour operator!
Quand même, on a versé un acompte de 2000$ARS, sans aucune facture ou bon de réservation, ça nous a un peu fait cogiter durant la soirée, mais finalement, aucune entourloupe, tout s’est parfaitement bien passé!

 

Une voiture, 2 aventuriers, 8 jours… Et c’est parti pour le road-trip !

 

J1 : De Salta à Cachi, au pays des yétis

On a récupéré la voiture un samedi midi, prêts à arpenter les routes sauvages d’Argentine. Le temps était maussade, gris, pluvieux… Mais rien ne pouvait entamer notre enthousiasme! On ne savait pas vraiment à quoi s’attendre, ni dans quoi on s’embarquait, et c’est bien ça qui nous plaisait!

Direction : Cachi via la RN33.

En quelques minutes, on est passé de la ville à la campagne puis aux montagnes! Les paysages changent vite, c’est assez déroutant!

A El Carril, on bifurque vers les hautes montagnes que l’on discerne au loin, toutes auréolées de gros nuages… Diego nous avait prévenus, on risque d’avoir du brouillard et même de la neige là-haut… On n’imaginait pas à quel point!

Au fur et à mesure que l’on grimpe, la route laisse place à un chemin, puis à une piste de plus en plus sinueuse. Il y a de grands cactus partout sur les flancs de montagne, ce qui contraste complètement avec la température qui diminue et le ciel gris, presque blanc.

église dans le brouillard Los Cardones
Puis, le brouillard s’épaissit, jusqu’à ce que l’on ne distingue plus rien à 5 mètres…
Et finalement, on avance à tâtons en apercevant les pentes de la montagne parsemées de végétation complètement givrée!

C’est certain, on a rien pu voir du parc national Los Cardones que l’on a pourtant longé pendant plusieurs heures. Mais c’était une expérience vraiment inouïe de parcourir cette route dans ces conditions!

 

On est quand même sortis faire un tour au niveau du point culminant : La Piedra del Molino. Brouillard à couper au couteau, température en dessous de zéro, vent glacial, et une petite chapelle plantée sur un monticule, dans laquelle brûlent des cierges sous le regard de nombreuses icônes… Ambiance halloween garantie!!

Ce n’est qu’en redescendant vers Payogasta que le brouillard s’est enfin dissipé… Et là, la très longue « recta del Tintin » nous a offert un spectacle d’une beauté et d’une majesté indescriptible.

Le ciel était bleu, l’air très froid et très sec. De part et d’autre de la longue route, de grandes plaines parsemées d’imposants cactus s’étendaient jusqu’aux montagnes dont les sommets étaient encore recouverts de brume. La luminosité était extraordinaire.
On en revenait pas… On était stupéfaits… Vraiment, j’en ai même versé ma petite larme! (En même temps c’est facile, je suis une vraie madeleine!).

Et puis on a vu notre premier panneau de signalisation « Attention aux lamas », et ça c’était super chouette!

panorama de paysage dasn la brume

Route dans la brume Los Cardones

 

Bravant le froid, et bien que ne sentant presque plus le bout de nos doigts, nous sommes partis nous fondre dans cet étrange et magique paysage…
On était frigorifié, mais tellement heureux d’être là, d’avoir la chance de voir tout ça… Un véritable moment de volupté.

homme photographiant la route Los Cardones

On est arrivé à la tombée de la nuit dans le petit village de Cachi. Sur la route, le coucher de soleil a illuminé le ciel de violet… Un violet intense… La première fois qu’on voyait un ciel de cette couleur… Magnifique!

coucher de soleil violet Los Cardones
Après avoir trouvé un hostel, on a cherché un comedor pour manger bien chaud et se réchauffer. On est rentré dans le premier trouvé… et ressorti aussitôt! Il y faisait tout aussi froid qu’à l’extérieur! Hors de question de mourir congelé ici! Et c’était la même chose dans les deux autres comedors qu’on a croisé…

Qu’à cela ne tienne, on va trouver quelque chose à emporter, et on mangera à l’hostel, devant la chaleur réconfortante du petit chauffage électrique!
C’est comme ça qu’on a gouté nos premières Tortillas à la parilla. La tortilla, c’est une espèce d’épaisse galette de blé cuite sur un brasero. C’est typique en Argentine, et on les achète dans la rue aux nombreux vendeurs qui prennent place sur les trottoirs le soir.
Nos tortillas avaient un goût un peu particulier, disons terreux…  Avec le recul, ça n’avait rien d’extraordinaire du tout, mais on était tellement ravi d’être là qu’on s’en est régalé!

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J3 : Repos et bonne bouffe

 

» Al Chino!

Le temps n’est pas top aujourd’hui ! Il fait froid, il y a beaucoup de vent, et on a des courbatures et des cloques aux pieds… Bref, on est pas trop d’humeur à vadrouiller.
On est quand même allé manger dans un des restos recommandés par notre guide improvisé d’hier soir : « Al Chino » qu’elle nous a dit… Ah  oui, en fait, il s’agit d’un buffet chinois à volonté… Avec un mélange de tout : empanadas, spaghettis, sushi, grillades…

Même pas peur, on y est allé. Diego s’est d’ailleurs gentiment moqué de nous quand on lui a dit ! N’empêche, on y a bien mangé, et surtout on a enfin dégusté une viande, mais alors… DE-LI-CI-EUSE !! Spécialité argentine apparemment, recommandée par le grilladin… une tuerie !

C’est quand même un comble que la meilleure viande qu’on ait mangé en Argentine jusqu’ici ait été servie dans un buffet chinois…

Le reste de la journée : OFF !

 

» Al Italiana!

Le soir, on a quand même décidé de cuisiner pour Diego : rien de bien original, des spaghettis bolognaises… Ben oui, on est pas encore très bien habitués aux ingrédients d’ici, qui sont quand même bien différents de ce qu’on trouve en France, même dans les supermarchés. Alors on a pas pris trop de risques.
Et on a bien fait, les spaghettis bolognaises, c’est la plat préféré de Diego. Quand on lui a proposé, il a rappliqué direct à la maison !

On a passé une super soirée à discuter avec lui, vraiment, c’était génial ! On a beaucoup rigolé, parlé politique et religion… Ça fait sérieux comme ça, mais non, c’était juste très intéressant !
Une dernière très bonne soirée à san Luis…

Selfie Diego San Luis

 

En Bref, San Luis

La ville de San Luis en soi n’est pas une destination touristique. Cependant, sa proximité avec le parc de La Quijadas en fait un point de chute idéal.
En effet, La Quijadas est une super alternative au parc de Talampaya, que nous avons jugé trop cher et surexploité.
La Quijadas est encore sauvage, naturelle, et offre de nombreuses possibilités d’excursions avec ou sans guide, pour un prix tout à fait raisonnable ! Vraiment, on a adoré la journée qu’on y a passé, on en pris plein les yeux, c’était grandiose !

Et l’accueil chaleureux de Diego a beaucoup joué. Et puis ça nous a donné envie de recommencer le couchsurfing !

 

 

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J2 : Parc national Sierra de las Quijadas

 

 

Le bus pour le parc Sierra de las Quijadas part à 8h00 à l’autre bout de la ville.

Hier soir, Diego nous a proposé de nous emmener jusqu’à l’hopital, où il travaille, qui n’est qu’à quelques blocs du terminal de bus, histoire de nous raccourcir considérablement le trajet. Mais finalement, il passe devant l’hôpital en disant « c’est là que je travaille ! » et continue sa route l’air de rien, pour nous déposer pile devant le terminal. Trop sympa !!
On le remercie chaleureusement et on profite de notre petite avance pour se prendre un café.

 

Accéder au parc de las Quijadas n’est pas une mince affaire !

Le bus fait en réalité le trajet de San Luis à San Juan et s’arrête en plein milieu du trajet, où un pauvre panneau tout rouillé indique l’entrée du parc national. Le chauffeur est carrément descendu du bus pour nous montrer le chemin à suivre afin d’accéder au parc!

Une fois déposés, et le bus parti, on se rend compte qu’on est au beau milieu de nulle part : une route, des montagnes, de la pampa… Et c’est tout !!

 

route dans la pampa Las Quijadas

 

En face, une route s’enfonce dans les collines. Le chauffeur de bus nous a dit d’aller par là, on y va.

 

» A l’assaut de Las Quijadas!

panneau d'entrée Las QuijadasEffectivement, environ 300m plus loin, une jolie pancarte indique l’entrée du parc. Quelques dizaines de mètres après, à l’accueil, un guide nous montre un plan avec les différents chemins de randonnées, puis une hôtesse nous vend les tickets d’entrée, en nous expliquant qu’à partir de là, il faut parcourir environ 8km pour arriver au point de départ des chemins de randonnée. Il y a des vélos à louer pour 120 pesos, histoire d’arriver plus rapidement.

 

 

Maaaiiiis non, qu’on se dit, de bon matin, 8km dans la pampa, on les fait les doigts dans le nez !! ça va être une chouette balade !!

Dès le début de la loooonnnngue route, Rodo aperçoit furtivement un road runner!! (vous savez, le bip bip trop rapide pour le coyote !). Avec un peu de chance on en croisera un autre !

Alors on s’est mis à marcher en direction des lointaines montagnes qui se dessinaient à l’horizon…

route de terre Las Quijadas

 

On a pas revu de road runner, ni d’autre bestiole malgré les panneaux prévenant de leur présence.
En revanche, on a longé le site archéologique « hornillos de hualtaran » : de grandes étendues de part et d’autre de la route, qui ont été, il y a quelques centaines d’années, occupées par les colons espagnols. En témoignent les poêles en argile et autre outils de découpe du bois mis à jour par l’érosion.

Au bout de 4km à voir les montagnes au loin qui n’avaient pas du tout l’air de se rapprocher, on a commencé à regretter les vélos…
Mais deux touristes argentins très sympas nous ont pris en stop pour les derniers kilomètres. Et vu le trajet qu’il restait encore à faire, je les remercie mille fois !!

 

pancarte chemins de randonnée Las QuijadasSur les cinq chemins de randonnées proposés à la Quijadas, seuls trois sont accessibles sans guide. Et bien entendu, ce sont les autres qui nous intéressent le plus…

En discutant avec le couple qui nous a pris en stop, on apprend qu’un guide doit venir à 13h pour proposer une rando, à nous de voir ensuite avec lui laquelle.
Cool, on a qu’à se faire les petits chemins ce matin, en attendant le guide pour se lancer dans une plus grande aventure.

 

L’entrée à proprement dit du parc nous donne déjà un petit aperçu de sa grandeur et on a les yeux qui brillent : aujourd’hui, on va se régaler !!

 

 

» Sendero de Flora

On commence par le petit sentier botanique : parcours sableux le long duquel des panneaux de bois indiquent le nom des arbustes. Au bout du chemin, deux miradors offrent une magnifique vue de la vallée et de la Sierra.
On en prend plein la vue ! Les énormes rochers oranges, rouges, découpés dans le vide, les lointaines et massives montagnes qui délimitent la Sierra, la vallée creusée par le rio asséchée…

 

 

» Balcon Norte, Balcon Sur

Pour accéder aux « balcons » nord et sud, on évolue dans les crevasses formées par l’érosion. Le paysage est aride, rouge, on a l’impression d’être perdu dans une enclave rocheuse…
Les balcons offrent une vue extraordinaire sur le Potrero de la Aguada, sorte de gigantesque amphithéâtre naturel délimité par les falaises de Las Farallones et las Sierras del Potrero.
Au centre, on devine le lit d’un cours d’eau complètement asséché, et dont les roches, bizarrement, semblent blanches.

 

Bientôt 13h, il est temps de rejoindre l’entrée du parc. On attend le guide à l’ombre de la grande structure qui doit probablement accueillir un restaurant en pleine saison, mais qui là, est complètement vide!
Une ribambelle de petits oiseaux colorés nous tient compagnie et c’est plutôt joli à voir!

 

oiseaux junes et bleus sur un banc Las Quijadas

 

 

» El sendero de Las Huellas

A 13h presque pile, Daniel, notre guide du jour, arrive en vélo.

visage du guide de las QuijadasD’autres personnes sont également arrivées entre temps. Certaines avaient réservé la randonnée de Las Huellas. On n’a donc pas pu négocier autre chose, mais en revanche, on s’est joint sans aucun problème au groupe.
La visite a eu lieu en espagnol, tous les autres touristes étant argentins, mais Daniel a été super sympa, et venait systématiquement nous expliquer la visite en anglais. Il nous a guidé à travers les grands espaces de La Sierra, nous a expliqué la formation géologique de la région, le nom des roches, leur âge…

 

On peut ainsi vous dire que les roches de la Sierra ont été formées par sédimentation, et c’est l’érosion par l’eau subie pendant des centaines de millions d’années, qui leur ont donné la forme que l’on peut aujourd’hui observer.
Cette érosion est encore très importante de nos jours, puisque par exemple, les petites enclaves présentes à l’entrée du parc ont été creusées en à peu près 20ans, pas plus !

El Potrero del Aguada, en contrebas, est effectivement parcouru par un rio qui ne coule qu’en saison des pluies, c’est à dire l’été. Lorsque son lit est asséché, on peut y voir des traces blanches, qui sont en fait des résidus de sel laissées là par l’évaporation de l’eau.

 

roche rouhe et blanche sel Las Quijadas

 

 

» T-Rex est passé par là!

La formation générale de La Sierra date de plusieurs centaines millions d’années, en témoignent les fossiles qui s’offrent à la vue de qui sait les voir…

C’est vrai que quand on a su qu’il y avait des fossiles de dinosaures, on s’attendait à un truc quand même impressionnant, genre remake de Jurassic Park !!

Il s‘agit en fait de fossiles de vers de terre et de racines de plantes, et heureusement que Daniel est là pour nous les montrer parce que sans ça, les observer est loin d’être évident.

 

guide et empreinte fossile de dinosaure Las QuijadasMais il y aussi des fossiles de dinosaures !!!! Waaaaahhhh !!…

Enfin des empreintes fossiles…  des traces de pattes de sauropodes qui dateraient de plus de 100 millions d’années quand même!
Daniel nous fait une petite explication sur le « comment on sait qu’il s’agit de traces de dinosaures ?», selon l’inclinaison des empreintes, leur profondeur, le matériau, les analyses isotopiques… et ça, c’est plutôt intéressant !

 

Mais bon, pour le fossile de tyrannosaurus, faudra repasser !

 

 

 

» Contemplation…

Au bout de la rando, Daniel nous amène sur un gros rocher qui surplombe tout le parc. Sous le soleil et la chaleur, entourés par ce paysage de ouf, on se pose et on profite… Un régal !

Il nous faudra une quarantaine de minutes pour retourner à l’entrée du parc.

Il est encore tôt, on se ferait bien un autre parcours ! Mais la rando des Farallones, vers le canyon, n’est accessible qu’avec guide et dure 5h. Trop tard pour aujourd’hui. Quant au chemin des Guanacos, il nécessite de s’enregistrer auprès de l’accueil (vous savez, l’accueil qui est 8km de l’entrée du parc !!).
Ça, ils nous l’avaient pas dit ! Si on avait su, on se serait enregistré tout de suite !

Et puis on réfléchit… Tous les touristes du groupe vont repartir avec leur voiture. Si on reste là, on est bon pour se retaper les 8km à pied, et à vrai dire, on en a pas trop envie.

Un peu à contrecoeur, on se fait donc embarquer en voiture par un autre couple d’argentins super sympas (ben oui, que voulez-vous ils sont tous sympas ici !) qui nous dépose sur la route…. Où on doit reprendre le bus pour San Luis.

 

route de terre oleil dans le dos Las Quijadas

 

 

» STOP! Ou pas…

Oui mais voilà, il est juste 17h, et le bus est censé passer vers 20h30…
Rien que d’y penser, on est blasé ! Mais on a pas le choix, y a qu’un bus qui s’arrête ici…

Alors voilà, on est planté au beau milieu de la grande route , il fait beau et chaud, le coucher de soleil risque d’être magnifique ! Mais 3h30 à attendre… Pfffff…

Comedor Las QuijadasDerrière nous, il y a quand même une espèce de maison, et une pancarte qui indique « Bebidas ». Bon, on va au moins aller se désaltérer.
On entre, il n’y a qu’un garçon d’une dizaine d’années en train de faire ses devoirs dans une grande salle avec des tables, des chaises, un vieux comptoir… Et tout est vide hormis une table avec une assiette de restes de poulet…
Le garçon, en bon gérant, nous vend une bouteille de soda et on s’installe sur les chaises toute cassées de la terrasse.

 

A côté, une petite maison sans porte, avec trois gamins, de quelques mois à 8 ans environ qui jouent dans le coffre d’un vieux pickup. Et puis… Daniel, qui arrive sur son vélo… C’est sa maison !

On va le voir, on lui explique notre petit problème de timing, et on lui demande s’il n’aurait pas un bout de carton et un crayon pour faire une pancarte.

Ben oui, tant qu’à faire on va essayer de faire du stop !

Homme avec pancarte autostop Las Quijadas

Avec notre belle pancarte, on a bien tenté de trouvé un véhicule mais… Nada!
Et puis, vers 18h30, un bus de la même compagnie que le nôtre arrive dans notre direction ! On lui fait de grand signes, il s’arrête sur le bord de la route.
On lui explique qu’on a un billet pour 20h30, mais qu’on attend déjà depuis deux heures, et qu’ils serait sympa de nous prendre, vu qu’il va au même endroit !

Au début, le chauffeur refuse : c’est pas le bon bus, en plus il est de classe supérieure au nôtre. On le supplie… Et, grand prince, il finit par accepter !! On est refait !!

 

Super contents, et exténués par la journée, on s’écrase dans de superbes fauteuils en cuir, devant un bon film. On arrive à San Luis vers 20h… On ne serait même pas encore partis de las Quijadas si on avait du attendre le bon bus !!

 

» Les anges gardiens

Il fait nuit noire, et pour rejoindre la maison de Diego, on arrête un colectivo en direction du centre ville. Pas de chance, c’est un bus à carte : il faut payer avec une carte d’abonnement… qu’on a pas !
Pas de souci, la conductrice demande aux passagers si quelqu’un peut nous donner deux trajets, et une dame accepte tout de suite ! On veut lui payer les tickets, mais elle n’acceptera que quelques pesos en dédommagements.

Arrivés à notre arrêt, une autre dame nous prend en charge :

« Vous allez où les jeunes ? A San Martin ? Ok, venez avec moi, je vous montre le chemin ! »

Et nous voilà partis, accompagnés de notre guide improvisé, à travers les rues de San Luis. Le chemin, on le connaissais très bien ! Mais ça a été un vrai plaisir de discuter avec cette charmante dame, qui connaissait toutes les âmes du quartier et nous a indiqué les bonnes adresses de resto où déguster de la bonne viande. Elle nous a laissé à quelques rues de chez Diego, en nous embrassant et nous souhaitant bon voyage. Super rencontre !

 

Décidément aujourd’hui, entre Diego, Daniel, le chauffeur de bus et les dames du colectivo, on peut dire qu’on a été bien aidé ! Les argentins sont cool, rien à dire… sauf merci !

 

 

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San Luis / Las Quijadas

Sur les traces des dinosaures…

 


Le trajet vers San Luis s’est fait en deux fois, avec escale à Villa Mercedes, où l’on est arrivé tard. D’ailleurs, à part le petit hostel où on a dormi, on a pas vu grand-chose. Ah Si ! On a quand même assisté, en chemin, à un concert de rock décoiffant dans une église évangéliste ! Inattendu, mais plutôt cool!

Pourquoi se rendre à San Luis, ville un peu paumée au milieu du pays ?
Tout simplement parce que c’est le point de départ pour visiter le parc de Las Quijadas, et on  avait vraiment envie de voir ça…

J1 : Bêtes de somme…

Le terminal omnibus de San Luis se situe à l’extrémité est de la ville. Et nous, bien sur, on doit se rendre dans la banlieue excentrée, à l’ouest de la ville, et aucun bus ne va jusque là!

On a quand même pris un colectivo (bus de ville) jusqu’au centre ville, où une aimable dame nous a indiqué à quel arrêt il fallait descendre.
Ensuite, guidés par l’excellente application « MapsMe », on a parcouru la vingtaine de blocs nous séparant du quartier San Martin, dans lequel habite Diego, couchsurfer qui doit nous loger pendant notre petit séjour à San Luis.

 

chien Juanjo San LuisIl a fallu marcher près d’une heure, avec nos sacs remplis et de plus en plus lourds à chaque pas. On est arrivé à destination usés, trempés, éreintés… Et devant la grille noire de chez Diego, aucune sonnette, aucun moyen de le prévenir qu’on est là… On tape, on appelle… Aucune réponse… petite appréhension… Mais c’était sans compter sur Juanjo ! Gros toutou dont les aboiements ont fait sortir le maître des lieux.
Et voilà, on rencontre Diego, super sympa, qui nous fait visiter sa jolie petite maison et nous montre notre grande chambre. Rapidement, il nous explique le topo : on est ici chez nous, on fait ce qu’on veut, il fait sa vie, on fait la nôtre. D’ailleurs il nous file un jeu de clé et sort pour quelque heures, nous laissant nous écraser sur le lit pour quelques minutes de repos !

 

Après une bonne douche, on reprend la route (c’est bizarre, sans les sacs, c’est beaucoup plus facile !) direction le centre ville. On mange un truc sur la place principale, et on se met en quête d’une agence de transport pour se renseigner sur la façon de se  rendre au parc de Las Quijadas.
Avant de partir, Diego nous avait indiqué l’adresse d’une de ces agences. On l’a rapidement trouvée, et une fois les billets en poche, on a pu se balader tranquillement dans la ville.

Un peu plus tard dans la soirée, Diego nous a rejoint chez lui, et on a passé une bonne soirée à discuter… Un hôte super sympa !

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