Classé dans : Carnet de voyage | 0

J2 : Les premiers pas argentins

 

La nuit a été longue et bonne!
Dans la salle commune de l’hostel, le petit déj’ est prêt : pain, café, thé, jus d’orange, marmelade, et surtout… DULCE DE LECHE!!!!
Ici, pas de nutella ou autre pâte à tartiner. La spécialité sucrée c’est le dulce de leche : confiture de lait hyper crémeuse et caramélisée. Une vraie tuerie ce truc (oui je sais, ça existe en France… mais là ça n’a rien à voir!!).
Un réveil tout en douceur et en gourmandise!

 

» SAN NICOLAS

Casa RosadaDepuis la place du congrès, on remonte l’avenue de Mayo jusqu’à la Casa Rosada, qui abrite le pouvoir exécutif argentin.

L’ambiance est telle que perçue hier. Beaucoup de monde, de voitures, de bruit…
Au coin des rues, des cireurs de chaussures s’appliquent sur les souliers d’hommes en costume. Sur les trottoirs, des artisans assis sur un tabouret gravent au burin des tasses de maté en aluminium.
Tout le long de la rue, des vendeurs étalent leur marchandise à même le sol pour vendre aux passants CD, posters, adaptateurs de prise électrique… Tout et n’importe quoi, pour quelques dollars argentins.

 

 

» TUPAC AMARU

Capture d’écran 2016-09-02 à 17.02.29Au bout de l’avenue, sur la plaza de Mayo, on se fait alpaguer par Ana Gonzalez, de l’organisation « Tupac Amaru«  qui lutte pour l’insertion des minorités pauvres en Argentine.

L’organisation a investi la place, installé deux grands chapiteaux ornés de banderoles et drapeaux. Cinq militants de « Tupac Amaru », dont Ana, ont entamé une grève de la faim pour protester contre l’emprisonnement de leur leader Milagro Sala.

Capture d’écran 2016-09-02 à 16.59.52

 

Pendant plus d’une heure, Ana nous raconte leur histoire dans le contexte politique compliqué en Argentine. Son témoignage est touchant, son histoire est poignante.

Ça va nous prendre un peu de temps, mais on mettra son interview en ligne dès que possible.

 

 

» PUERTO MADERO

Quai de Puerto MaderoAprès avoir fait le tour de la Casa Rosada, nous cherchons à rejoindre Puerto Madero, quartier créé pendant la première moitié du 20e siècle pour permettre aux bateaux de décharger leurs marchandises, et abritant aujourd’hui des buildings résidentiels huppés et des centres d’affaire.
Mais pour y accéder, il faut traverser de grosses avenues à la circulation dense. Des voitures dans tous les sens, d’énormes camions qui foncent à toute allure sur des routes à 3 ou 4 voies… Des nuages de poussières, de fumée…
La pollution est très importante, et l’air devient vite irrespirable.
Ok, vous allez me dire : ça va, c’est une grande ville c’est normal! Oui mais là, c’est vraiment gênant. Une chose est sure, y a pas de filtre à particules en Argentine!!

 

Frégate Presidente SarmientoPuerto Madero est un quartier jeune, rénové à partir d’anciens immeubles industriels, et assez joli il faut dire!
On se balade sous le soleil, le long des quais. Entre deux écluses, de gros et beaux voiliers, que l’on peut d’ailleurs visiter moyennant quelques ARS, sont au mouillage, notamment la frégate Présidente Sarmiento.

Tout le long du fleuve, en rez de chaussée des immeubles rénovés, s’alignent des restaurants un peu guindés, où l’on peut apercevoir des serveurs en costume attendant patiemment le client affamé.

 

Puerto Madero
En poussant plus loin, on atteint le bord de la réserve écologique « Costanera sur« . Une sorte de quai bordé par une lagune longeant les bords de la réserve. Tous les 50m environ, une caravane est posée au milieu d’une dizaine de tables, et sert des sandwichs et fritures.

Sur la lagune, on prend le temps d’observer les oiseaux, les canards, et surtout les aigrettes, par dizaines!!
Un peu de calme et de nature dans la ville, ça fait pas de mal!

 

 

» ATTRAPE-TOURISTES

En rentrant, on passe par une rue piétonne commerçante du quartier de San Nicolas.
Tous les 5 mètres, un « Cambioman » scande haut et fort sa rengaine : les « Cambio!! Cambio!! », résonnent tout le long de la rue dans l’indifférence générale.

Un peu plus loin, une femme toute échevelée nous aborde pour nous parler en anglais de tango.
Elle nous explique qu’il y a du tango traditionnel et plus moderne… Elle connait un endroit  où on peut voir des danseurs et même essayer si on veut. Curieux, on lui demande de nous indiquer où se trouve ce lieu.
Nous la suivons alors dans une espèce de petite galerie commerciale à moitié vide. On avance, on s’enfonce… On commence à se demander où elle nous emmène, et là, on entre dans une sorte d’agence de voyage, où un commercial plutôt sympa va essayer de nous vendre, pendant une bonne demie-heure, un spectacle de tango et une visite d’estancia pour touristes, pas authentiques pour deux sous, et pour un prix exorbitant!
Il nous raconte quand même des anecdotes sympas sur le tango, son histoire, sa naissance. A vrai dire, on en a appris pas mal grâce à lui!
On a compris tout de suite qu’on était pas la clientèle ciblée, mais le discours bien rôdé nous a amusé. On aurait dit un vendeur de voiture dans un film américain…!! Et la rabatteuse nous a bien eus, faut l’avouer!
On est reparti le sourire au lèvre!

 

De retour à l’hostel, la chambre a été investie par deux autres locataires argentins qui sont venus faire la fête à la capitale pour le week-end.. Pratique courante puisque l’hostel s’est complètement rempli en quelques heures!
Y a du monde dans la salle commune, ça discute, ça boit un verre, ça regarde les JO… Et ça parle des tas de langues différentes! De l’animation quoi!

 

Une première journée assez chouette, mais on espère  quand même avoir l’occasion de voir des choses plus typiques, plus exotiques…
De jolies ruelles colorées, des danseurs de tango de rue, des choses qui sortent un peu de l’ordinaire.
Pour le moment Buenos Aires c’est sympa, mais on se sent pas encore dépaysé, et on attend que ça!

 

Laissez un commentaire