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J4 : Y a des jours comme ça où on ferait mieux de rester couché…

 

Ben oui, parce que dès notre sortie de l’hostel ce matin, dans le froid et sous le ciel gris, on s’est fait douché!!!
Au premier sens du terme… douché par un liquide verdâtre gluant à l’odeur absolument dégueulasse!

On a pas compris tout de suite ce qui s’était passé… Un oiseau s’est soulagé sur nous? Ouais ben il a une sacrée gastro l’oiseau, et puis vu la quantité de liquide, il doit avoir la taille d’un dinosaure le truc!!!
Une « gentille » dame » et un « gentil » monsieur à l’arrêt de bus d’à côté nous ont proposé de nous aider en nous donnant des mouchoirs, et en nous suggérant de poser nos sacs pour les nettoyer, enfin en insistant bien…

Là, ça sentait pas bon…. Et je parle pas de l’odeur qui effectivement puait de plus en plus, mais bien de la situation.
On a pas lâché nos sacs et on est rentré fissa à l’hostel, 50m plus haut.
Et on a bien fait! Rod avait lu un avertissement la veille à l’auberge : cette technique n’est rien d’autre qu’une tentative de vol! Un mec nous asperge par derrière et se fait vite la malle pendant que les complices nous mettent en confiance pour nous faire poser nos sacs. Et là, ils se barrent avec en courant.
C’est fréquent et on l’a échappé belle!

Par contre, il a fallu passer deux fois sous la douche tellement l’odeur s’était incrustée, et on a amené directement nos affaires, sacs compris, à la laverie du coin (un chinois : hasard ou coincidence?!? On en a profité pour commander un Tang au soja) qui nous a tout nettoyé nickel chrome pour le soir même.

 

» NOUVEAU DEPART

Quelque peu refroidi par cette puante mésaventure, on avait pas envie de la faire très longue aujourd’hui.
On s’est quand même lancé, un peu au hasard dans les rues de la ville, aidés par le soleil qui commençait à percer à travers les lourds nuages.
Tout le long de l’avenue Pueyrredón, on a traversé le grand marché populaire du samedi. Il est dense, très dense! Surtout qu’il a lieu sur les trottoirs étroits et que la circulation n’est pas arrêtée! Ce qui n’empêche pas les passants de s’étaler sur la route. Et les voitures de klaxonner pour montrer leur mécontentement.
On y trouve tout et n’importe quoi (encore une fois!). Des fringues, des articles électroniques, des grillades (ça sentait drôlement bon d’ailleurs!), des vendeurs de boissons ambulants, des babioles… Un joyeux bordel!

 

Arrivés à Recoleta, il y avait un autre marché,  artisanal celui là, tout autour de la Plaza Torcuato de Alvear.
Plus calme, et plus joli aussi.
On a pu y déguster notre premier Choripan : une saucisse grillée dans du pain, agrémentée de petits légumes coupés et de sauce Chimichurri : condiment à base de piment, d’ail, de persil, de paprika… Un savoureux mélange!

 

Le soleil est revenu maintenant et nous réchauffe allégrement. Sur la place, de nombreux musiciens de rues originaux et vraiment doués ajoutent à l’ambiance déjà agréable de la balade.

Centro cultural de Recoleta

 

» AU HASARD DES RUES…

Au bout de la place, on se retrouve au milieu d’une exposition de voitures très anciennes en pleine rue. Elles sont jolies et suscitent l’engouement de tous les passants.

Voiture ancienne

statuettede proue

 

Aiguiseur de couteauxUn peu plus loin, on rencontre un drôle d’énergumène : juché sur un vieux vélo rouillé, un homme fait du sur place, au milieu du trottoir.
En s’approchant, on se rend compte qu’une petite meule est installée sur son guidon, et reliée à une courroie qui tourne lorsqu’il pédale.
Dans le panier accroché à l’avant du vélo, une dizaine de couteaux attendent d’être aiguisés. Autour de son cou, une espèce de flûte de pan métallique.
Intrigués, on décide de taper la discut’ : chaque jour, notre cycliste fait le tour des quartiers de Buenos Aires. Il avertit les restaurateurs du coin de sa présence en soufflant dans sa flûte, et met ses services à leur disposition. Il aiguise ainsi les couteaux depuis 40 ans.

 

Aiguiseur de couteaux

Le soir est tombé, la faim se fait sentir. On s’arrête manger quelques Empanadas qui se révéleront pas terrible du tout. On est déçu.

En rentrant, nos colocataires ont laissé leur place à deux uruguayens très sympas venus également faire la fête. Et le samedi soir à l’hostel, c’est la grosse fiesta! Ça a envoyé du lourd jusque très tard (ou très tôt, question de point de vue).


Une drôle de journée en demie-teinte…
Et toujours pas de danseur de tango!

 

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