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J5 : le marché bohême de San Telmo

 

Cette fois, les rues de Buenos Aires ont eu raison de notre envie de marcher : on prend le métro!
La carte de métro est normalement payante, mais l’hostel nous en a prêté une (contre caution de 100 ARS). On a juste eu à la recharger : 4,5ARS le trajet soit environ 0,27e. Imbattable!

 

» SAN TELMO

Le marché de San Telmo a lieu tous les dimanche tout au long de la calle Defensa.
On y trouve des exposants de tous types, beaucoup d’artisanat, d’art, des babioles, des bijoux… Et à tous les coins de rues, des musiciens! Toujours de la musique festive et de très bonne qualité!

 



Sans oublier les quelques bodégas que l’on a pu trouver tout au long du marché : un petite cour coincée entre deux maisons, qu’on peut deviner de loin à la bonne odeur de grillades qui s’en dégage…
On s’y arrête pour dévorer notre deuxième choripan tout en écoutant un groupe de rock argentin.
L’ambiance est festive, détendue… Ça met le sourire!

 

Bodéga

 

Au bout du marché, dans le parc Lezama, un autre style de musiciens se prépare : pour le jour des enfants (El dia del nino), les orchestres de percussions font leur défilé!

Une dizaine de formations avec costumes, danseuses, drapeaux, chorégraphies…
Au début du parcours, tous les musiciens sont regroupés. Certains ont fait un gros feu sur le sol, et disposés les percussions tout autour, sans doute pour tendre les peaux avant de jouer. Tout le monde est à la fête. Les percussions retentissent au loin. La rue est remplie de musique, de couleurs, d’odeurs… Super ambiance! Un bon moment!

 

 

» EL CAMINITO

Pour terminer la journée, on a essayé de trouvé le petit quartier nommé El Caminito. Fondé par les italiens, il est renommé pour ses façades colorées, ses danseurs de tango, et son animation. Ah! on va enfin voir les danseur de tango!!
Mais plus on avançait, plus on avait l’impression de s’enfoncer dans un ghetto.
Au fur et à mesure, les immeubles étaient de plus en plus délabrés. De nombreuses maisons étaient complètement en ruine ou carrément écroulées. Mis à part les nombreux chiens errants, les rues étaient désertes et comme le jour commençait à décliner, on était pas vraiment rassuré.
On a décidé de faire demi-tour. Pourtant, El Caminito était bien au bout de la route… Mais vu l’heure tardive, on s’est pas senti de continuer.

On lira plus tard que ce quartier n’est aujourd’hui en fait qu’une reconstitution factice de ce qu’il a été dans les années 70, qu’il n’y a que quelques maisons bariolées et qu’il n’y a plus vraiment d’authenticité. Mais on aura pas eu l’occasion de vérifier ça par nous-mêmes.

 

Une dernière journée bien sympa à Buenos Aires, (si on oublie la fin de journée, mais allez.. on va pas faire les chieurs fines bouches!).
N’empêche on a pas vu de danseurs de tango aujourd’hui non plus, et ça c’est très décevant!

 

 

En Bref, Buenos Aires…

En bref, le dépaysement n’était pas vraiment au rendez-vous, et l’émerveillement non plus.
A Buenos Aires, il faut marcher looooonnnnngtemps dans des rues taciturnes, bruyantes et polluées pour arriver à trouver un petit bout de quartier sympa…
Attention, on a vu des trucs très chouettes et passé de bons moments. Mais à refaire, on s’embêterait pas à marcher, ça vaut pas le coup, on prendrait le métro. Et on y resterait moins longtemps, sans flâner, juste en allant aux endroits essentiels, qui valent la peine.

Cela dit, il y a beaucoup d’édifices apparemment très jolis à visiter, mais payant. Et c’était pas dans notre budget.
Et puis, on a pas eu l’occasion de visiter Palermo, quartier qui vaut apparemment le coup d’œil.
Mais quand même, dans la ville du tango, on a pas croisé un seul danseur de tango…

Buenos Aires est une ville qu’il faut probablement apprendre à connaître et appréhender sur le long terme pour vraiment l’apprécier. En quelques jours, ça nous a semblé difficile.
Bien sur, ça reste notre avis de voyageur à court terme!
Julie, une bénévole française à l’hostel, nous a raconté que la première fois qu’elle était venue à Buenos Aires, elle avait été très déçue également. Mais elle a eu l’occasion d’y revenir une fois, puis deux. Et finalement, en rencontrant des locaux elle a découvert plus amplement la ville, sa vie culturelle, son animation… Ça fait maintenant 10 mois qu’elle est à Buenos Aires et cherche à s’y installer définitivement.
Comme quoi…!

 

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