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Notre journée au cœur du parc national de Las Quijadas nous a donné le goût des grands espaces… Il fallait continuer sur notre lancée! Et ça tombait bien, la région de Salta est tout particulièrement propice à l’organisation d’un Road Trip de plusieurs jours, à la découverte des nombreux et divers paysages de la Cordillère des Andes.
Ça vous met l’eau à la bouche?… Attendez la suite!

 


 

Road Trip à Salta

Voyage chez les géants de pierre

mur de roches quebrada de las flechas


8 jours.
C’est le temps que nous avions devant nous pour parcourir la boucle sud de Salta.
Il n’a pas été très difficile de louer une voiture. Les Road Trip ici, c’est monnaie courante, et les loueurs occupent tout un quartier!
On en a fait le tour, et après quelques négociations rondement menées, on a réservé une petite voiture chez Norte Auto. Une GOL… non il ne manque pas de lettre, ici ça s’apelle une GOL…

A noter : Le guide Pratique : « Louer une voiture à Salta » sera bientôt en ligne!

On est quand même bien tombé : Diego, le loueur de voiture, nous a fait toute une description des points d’intérêt, des endroits à visiter, des bodégas où déguster de bons vins… Un vrai tour operator!
Quand même, on a versé un acompte de 2000$ARS, sans aucune facture ou bon de réservation, ça nous a un peu fait cogiter durant la soirée, mais finalement, aucune entourloupe, tout s’est parfaitement bien passé!

 

Une voiture, 2 aventuriers, 8 jours… Et c’est parti pour le road-trip !

 

J1 : De Salta à Cachi, au pays des yétis

On a récupéré la voiture un samedi midi, prêts à arpenter les routes sauvages d’Argentine. Le temps était maussade, gris, pluvieux… Mais rien ne pouvait entamer notre enthousiasme! On ne savait pas vraiment à quoi s’attendre, ni dans quoi on s’embarquait, et c’est bien ça qui nous plaisait!

Direction : Cachi via la RN33.

En quelques minutes, on est passé de la ville à la campagne puis aux montagnes! Les paysages changent vite, c’est assez déroutant!

A El Carril, on bifurque vers les hautes montagnes que l’on discerne au loin, toutes auréolées de gros nuages… Diego nous avait prévenus, on risque d’avoir du brouillard et même de la neige là-haut… On n’imaginait pas à quel point!

Au fur et à mesure que l’on grimpe, la route laisse place à un chemin, puis à une piste de plus en plus sinueuse. Il y a de grands cactus partout sur les flancs de montagne, ce qui contraste complètement avec la température qui diminue et le ciel gris, presque blanc.

église dans le brouillard Los Cardones
Puis, le brouillard s’épaissit, jusqu’à ce que l’on ne distingue plus rien à 5 mètres…
Et finalement, on avance à tâtons en apercevant les pentes de la montagne parsemées de végétation complètement givrée!

C’est certain, on a rien pu voir du parc national Los Cardones que l’on a pourtant longé pendant plusieurs heures. Mais c’était une expérience vraiment inouïe de parcourir cette route dans ces conditions!

 

On est quand même sortis faire un tour au niveau du point culminant : La Piedra del Molino. Brouillard à couper au couteau, température en dessous de zéro, vent glacial, et une petite chapelle plantée sur un monticule, dans laquelle brûlent des cierges sous le regard de nombreuses icônes… Ambiance halloween garantie!!

Ce n’est qu’en redescendant vers Payogasta que le brouillard s’est enfin dissipé… Et là, la très longue « recta del Tintin » nous a offert un spectacle d’une beauté et d’une majesté indescriptible.

Le ciel était bleu, l’air très froid et très sec. De part et d’autre de la longue route, de grandes plaines parsemées d’imposants cactus s’étendaient jusqu’aux montagnes dont les sommets étaient encore recouverts de brume. La luminosité était extraordinaire.
On en revenait pas… On était stupéfaits… Vraiment, j’en ai même versé ma petite larme! (En même temps c’est facile, je suis une vraie madeleine!).

Et puis on a vu notre premier panneau de signalisation « Attention aux lamas », et ça c’était super chouette!

panorama de paysage dasn la brume

Route dans la brume Los Cardones

 

Bravant le froid, et bien que ne sentant presque plus le bout de nos doigts, nous sommes partis nous fondre dans cet étrange et magique paysage…
On était frigorifié, mais tellement heureux d’être là, d’avoir la chance de voir tout ça… Un véritable moment de volupté.

homme photographiant la route Los Cardones

On est arrivé à la tombée de la nuit dans le petit village de Cachi. Sur la route, le coucher de soleil a illuminé le ciel de violet… Un violet intense… La première fois qu’on voyait un ciel de cette couleur… Magnifique!

coucher de soleil violet Los Cardones
Après avoir trouvé un hostel, on a cherché un comedor pour manger bien chaud et se réchauffer. On est rentré dans le premier trouvé… et ressorti aussitôt! Il y faisait tout aussi froid qu’à l’extérieur! Hors de question de mourir congelé ici! Et c’était la même chose dans les deux autres comedors qu’on a croisé…

Qu’à cela ne tienne, on va trouver quelque chose à emporter, et on mangera à l’hostel, devant la chaleur réconfortante du petit chauffage électrique!
C’est comme ça qu’on a gouté nos premières Tortillas à la parilla. La tortilla, c’est une espèce d’épaisse galette de blé cuite sur un brasero. C’est typique en Argentine, et on les achète dans la rue aux nombreux vendeurs qui prennent place sur les trottoirs le soir.
Nos tortillas avaient un goût un peu particulier, disons terreux…  Avec le recul, ça n’avait rien d’extraordinaire du tout, mais on était tellement ravi d’être là qu’on s’en est régalé!

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J2 : De Cachi à Molinos, tours et détours

 

Au petit matin, on a pu découvrir la ville de Cachi. Ben oui, arrivés hier au soir, il faisait déjà noir, on a rien vu!
Et… Waouh!!!

Cachi est un petit village constitué de maisons basses de type colonial toutes blanches, qui s’organisent autour d’une très jolie placette arborée. Et tout autour, de hautes montagnes enneigées s’élèvent vers le ciel, ce qui donne une dimension irréelle, fantastique et magnifique à l’endroit.
Sous le soleil matinal et le beau ciel bleu, la découverte de Cachi a été un vrai plaisir!

 

 

 



Après un bon petit déjeuner, on est reparti en direction de Molinos, sur la fameuse Ruta 40.
Et dès le début, le ton était donné : on n’est plus sur une route, mais sur une piste très caillouteuse, sineuse, poussiéreuse… Et on s’enfonce dans la montagne…

 

Piste de terre au coeur des Andes

 

A chaque virage le paysage qui s’offre à nous est inédit : les formes, les couleurs, les espaces…
On est heureux comme des gosses le matin de noël! Découvrir ces impressionnantes étendues sauvages où on ne croise que quelques rares voitures, traverser des tous petits hameaux habités surtout par des chèvres, des chiens, et quelques Hommes… ça dépasse nos espérances!

On aura passé la journée à rouler, et à s’arrêter très très souvent pour aller vadrouiller au petit bonheur là où on avait envie. Parce que là bas, pas de signalisation, de chemin balisé ou de route à suivre! Nous étions libres de laisser la voiture sur le bord de la « route » et d’aller où bon nous semblait, de grimper sur tous les rochers, aussi haut qu’il nous plaisait…

 




Dès que possible, on quittait la route principale (si on peut appeler ça une route principale…) pour emprunter les petits chemins parallèles.
C’est comme ça qu’on a découvert la lagune de Brealito. Du haut de la montagne, ça avait l’air tellement magnifique… qu’on est descendu!

 

Brelito vue d'en haut ruta 40

On a roulé sur les petits chemins de terre, au milieu de grandes étendues parsemées de végétation basse qui nous ont ait penser à l’Afrique. Jusqu’à atteindre l’entrée de la lagune.
Elle est privée, mais ouverte au public dans la mesure ou l’on respecte le calme et la beauté des lieux. Il y avait beaucoup de vent et de soleil. Et…des ânes! C’est bête, mais on était tout content de les voir. Ils étaient beaux!!

 

végétation lagune de Brealito ruta 40

âne lagune brealito ruta 40

lagune brealito ruta 40

 

En tout et pour tout, on a du parcourir 50km en à peu près 6h à force de s’arrêter partout!

Bref, une journée bien remplie, autant physiquement qu’émotionnellement. On est arrivé à Molinos à la nuit tombée.
Et là, pas de bol : dans tout le village, pas d’électricité!
Le problème, c’est que si les températures sont plus qu’agréables en journée, la nuit il fait trèèèèès froid!!
Sans électricité, ça signifie sans chauffage, et sans eau chaude…

On a trouvé un petit hospedaje, le moins cher de tous mais quand même 300$ARS soit 18euros… et le patron, super sympa, nous a apporté moult couvertures supplémentaires, nous a laissé utiliser le réchaud à gaz pour nous faire un thé/café, et nous a apporté une tortilla de sa propre maison, parce qu’aucun resto du village n’avait ouvert en raison de la panne d’électricité.
Heureusement, il nous restait également une tortilla de Molinos et quelques cookies pour compléter le dîner.

On s’est donc blotti dans nos sacs de couchage sous une montagne de couvertures, et contre toute attente, on s’est endormi vite et bien!

coucher de soleil sur les Andes Ruta 40

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J3 : Molinos-Cafayate, chez les géants de pierre

 

mur de roche quebrada flechasLe réveil a été disons… frais! Et toujours sans électricité!
Heureusement, il restait de l’eau chaude dans le chauffe-eau, et une bonne douche pleine de vapeur n’a pas été de trop pour nous mettre d’aplomb!
Un café, et c’est reparti.

Aujourd’hui, on parcourt la Quebrada de Las Flechas… Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on en a pris PLEIN LA VUE!!

C’était comme se trouver au bout milieu d’un champ de bataille mené par des géants de pierre à la force colossale.

Partout autour de nous se dressaient de gigantesques montagnes et blocs de roches abrupts très accidentés, dont l’inclinaison et les dessins témoignaient des violents épisodes tectoniques subis il y a des millions d’années. Les couleurs oranges, rouges et beige ajoutaient encore à la désolation et la beauté des lieux.
Comme la veille, je ne compte pas le nombre de fois où nous avons laissé la voiture sur le bord de la route pour aller explorer plus profondément ces enchevêtrements de roches, nous perdre dans la multitude de leurs anfractuosités et nous mesurer à leur titanesque posture. C’était comme se faire fourmi…

Impressionnant…

 

 

A midi, quand même, le ventre presque vide depuis la veille, on était affamé!
On s’est arrêté dans le village d’Angastoca, dans le premier « Comedor » qu’on a trouvé… Et on a bien fait!

 

plat de carbonada quebrada de las flechasAu Pachamama Huasi, le gérant/cuisinier/serveur… nous a proposé ses spécialités. On a pas tout compris à part « specialidad » alors on a acquiescé, sans trop savoir ce qu’on allait manger.
Quelques minutes plus tard, il nous a apporté deux magnifiques assiettes de soupes, de couleur rouge, remplies de légumes, de viandes et de morceaux de fromage qui se sont mis à fondre…
Mama Mia!!!! Un REGAL!! Copieux, gouteux, délicieux!! La « Carbonada » nous a séduit!!
On a commandé des empanadas de carne en plus, et ça n’a pas loupé, on s’est encore régalé!

 

Réchauffés et repus, on est repartis en direction du sud. La route est toujours aussi précaire, et les gros cailloux n’épargnent pas la voiture, surtout quand il prend à Rodo des envies de jouer les pilotes de rallye… Mais on avance, doucement mais surement vers Cafayate.

 

Comme hier, on a pas boudé notre plaisir, et on s’est aventuré dès que possible au coeur de ces immenses paysages de pierre. Et de grimper toujours plus haut pour avoir le meilleur point de vue, jusqu’à en avoir le souffle coupé…

 

paysage des Andes et piste de terre quebrada flechas

Relief accidenté quebrada flechas

 

A hauteur de San Carlos l’asphalte fait son retour! Et après deux jours de secousses, se retrouver sur une surface lisse, ça fait tout drôle…Et bizarrement, le côté « rustre » nous manque. En avançant vers la ville, on est un peu déçu de retrouver si vite la civilisation…
On se console en se disant qu’au moins, on aura de l’électricité et du chauffage…

Et en arrivant à Cafayate en fin d’après midi, on constate qu’ici aussi, il y a coupure d’électricité. Du moins pour certaines parties de la ville. Enfin disons que le jus va et vient en fonction des quartiers et des horaires…

Un peu malade depuis hier, on a préféré trouver une auberge de jeunesse un peu plus chère mais assurant chauffage, électricité et un minimum de confort pour la nuit : l’hostel Ruta 40. Tu parles… Le radiateur promis est tout petit est pas très efficace, la connexion internet ne monte pas jusqu’aux chambres et les parties communes (cuisine, salle à manger) sont toutes à l’extérieur, dans le froid. On a peu l’impression de s’être fait avoir… En plus le courant a sauté dans la nuit, on s’est réveillé dans le froid et sans eau chaude.
Bref, on avait pas envie de rester là, et dès le lendemain, on a repris la route vers le sud…

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J4 : Les ruines de Quilmès, voyage dans le temps…

 

A une petite heure de Cafayate, les ruines de Quilmès offrent aux visiteurs un aperçu de ce qu’était la vie des communautés locales du 12e au 17e siècle.
Pour y arriver, on emprunte un chemin de terre sur 8km depuis la route principale. On y a pris en autostop Andrès, argentin de Mendoza en vadrouille…

L’entrée aux ruines est de 35 bob autrement dit pas grand chose!
Il est possible de s’offrir les services d’un guide également. Mais comme pour le Free Walking Tour de Buenos Aires, notre niveau d’espagnol n’est pas suffisant… On visite par nous-mêmes!

 

vue panoramique des ruines de Quilmès

 

Il est encore tôt, et il n’y a quasiment personnes! Un régal!
A flanc de montagne, une multitude de murets en pierre sont disposés géométriquement et forment ainsi un dédale de pièces reliées par des petits couloirs et escaliers.
A l’intérieur de ce qui a été des habitations, on trouve encore des mortiers de différents types, faits de roches de différentes formes, témoignant des activités passées.

Le site est très beau, bien préservé et on s’est pas retenu de grimper tout en haut de la montagne, en dehors du chemin balisé, pour admirer la vue…
On est resté dans les ruines près de quatre heures et on a vraiment apprécié la visite!

Point de vue ruines de Quilmès

 

On a continué notre route vers Amaicha Del Valle.
Il était déjà près de 15h et la plupart des restaurants et comedor étaient fermées. Sauf le Warmy Sonkoy, juste en face du musée de la Pachamama.
Il faisait beau et chaud, on a pu s’installer en terrasse et on s’est fait conseillé par une serveuse adorable qui nous a recommandé différents plats typiques du nord de l’Argentine : Un locro et un humita.
En dessert, un quesillo con dulce de fruta
Encore une fois, on s’est régalé!
Décidément, le nord de l’Argentine et très intéressant culinairement parlant!

 

Le musée de la Pachamama fermant ses portes à 17h, on a préféré remettre à demain sa visite, et se diriger vers Santa Maria, histoire de trouver un hotel pas trop tard et de profiter un peu de la soirée pour se reposer.

Malade depuis plusieurs jours, j’ai été prise d’un très violent mal de tête, particulièrement douloureux et handicapant. Il a fallu prendre un antidouleur bien puissant pour m’endormir (un peu shootée, faut bien l’avouer!). Probablement la fatigue et le mal de l’altitude, qu’il ne faut pas négliger!
Une bonne nuit de repos et ça ira mieux!

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J5 : Amaicha del Valle, antre de la Pachamama

 

Dès le matin, on est reparti vers Amaicha del valle pour visiter le musée de la Pachamama.
Perso, j’étais encore un peu sonnée par l’antidouleur et complètement dans le gaz. Mais la demie-heure de trajet et surtout un jus de fruit bien frais ont fini par me réveiller!

 

Musée de la pachamamaLe musée de la Pachamama est vraiment un endroit qu’il ne faut pas manquer si vous voyager dans la région. Il est absolument magnifique et sans aucun équivalent!

La Pachamama est une divinité omniprésente et très respectée en Argentine. Elle symbolise la Terre, et fait toujours l’objet de nombreuses célébrations et offrandes.
Considérée comme une divinité païenne, les colons espagnols chrétiens ont bien tenté de l’abolir, mais n’y sont jamais parvenus. Et aujourd’hui, les croyances locales et chrétiennes coexistent en parfaite harmonie ici, et c’est plutôt rigolo!

 

Après avoir payé l’entrée (70$ARS), un guide nous amène dans une salle ou est exposée une grande maquette de la structure géologique de la région,  et nous explique son histoire.
On parcourt ensuite deux salles remplies de minéraux et autres roches avant de passer aux choses sérieuses.

La visite se poursuit dans une autre grande salle, où de nombreuses vitrines exposent des objets anciens retrouvés sur des sites archéologiques (notamment Quilmès) et témoignant du mode de vie et de la culture traditionnelles des communautés locales. On peut également observer des reconstitutions des ruines de Quilmès. Ce qui est très intéressant, puisque cela nous permet de mieux comprendre ce que nous avons vu hier!

 

Vases, instruments de musique, types de cultures, vêtements, constructions… La visite est assez courte pour ne pas être soporifique, mais vraiment très intéressante et instructive!
Et bien que le guide parle uniquement espagnol, il va doucement et répète si besoin pour que nous comprenions.

 

 

On continue dans une troisième salle, lieu d’exposition d’art local, entre sculptures, peintures, tentures… c’est très joli! Mais les photos sont interdites, alors si vous voulez voir, faudra y aller!!

Finalement, le guide nous laisse nous promener indéfiniment dans l’espace extérieur, et là… c’est assez indescriptible. Tout les bâtiments sont en fait décorés de sculptures de pierres illustrant les symboles des croyances locales. C’est vraiment très très joli!

 

 

On a érré un long moment dans ce jardin. Sans compter qu’il faisait très beau, chaud, et qu’il n’y avait personne hormis nous! Trois bonnes raisons d’en profiter!

Et puis à midi, on est retourné manger au Warmy Sonkoy pour se régaler d’un cazuelo de cabrito et d’un tamalès.

En reprenant la voiture, on a croisé plusieurs autostoppeurs en face du musée. On a pris un couple d’étudiants franco-argentin, Léa et Gérard qu’on a déposé aux ruines de Quilmès avant de retourner à Cafayate.

On a trouvé un autre hostel très confortable où on a pris nos quartiers pour deux jours, histoire de profiter un peu de la ville et de ses bodégas, et puis de prendre notre temps, tout simplement!
Sur la place principale, on a trouvé un petit resto qui nous a préparé des pâtes bolo et des empanadas a emporter, qu’on a dévoré dans notre chambre devant un bon film…

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J6 : Halte à Cafayate

 

Aujourd’hui c’est décidé, on ne fait rien! Enfin, pas grand chose…
On s’est levé tard… j’en ai même loupé le petit dej pourtant bien allégeant de l’hostel!
A midi, on s’est fait un asado sur la place principale  de la ville. Ensuite on a fait une petite balade digestive.

Cafayate c’est joli, mais bon, y a pas quoi s’y arrêter juste pour le plaisir de la ville! En revanche, il y a une multitude de vignobles qui proposent des visites guidées et des dégustations de vin… Intéressant ça!

On est allée a Vieja Secretas, qui propose une visite et une dégustation gratuite!
Bon en fait, la visite se cantonne à une petite pièce remplie de gros tonneaux et de portraits des différents membres de la famille qui ont contribué à fonder le vignoble depuis des décennies. Rien de fabuleux en somme.
En revanche, la dégustation a été plutôt chouette. L’employé chargé de nous faire goûter les spécialités était très sympathique et on a passé un bon moment.
Leur vin a la particularité d’être plutôt sucré, ce qui n’est pas pour me déplaire!

On est bien entendu reparti avec une bonne bouteille, tous contents!

La soirée s’est passée exactement de la même manière qu’hier : plateau repas et film! Elle est pas belle la vie…?

apéro Warmy Sonkoy Cafayate

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J7 : On the Road again…

 

C’est pas tout ça mais il faut retourner à Salta!
Et cette fois, en empruntant la RN68, qui passe notamment par la Quebrada de las Conchas, que Diego nous a particulièrement bien vendu. D’après lui, ce sont les plus beaux paysages du coin!

carte routière quebrada las conchasTout le long de la route, il y a des arrêts touristiques prévus pour voir certaines formations géologiques d’intérêt.
Après les merveilles de la ruta 40, on a hâte de voir ça!

Dès la sortie de Cafayate, on retrouve sur la route nos deux autostoppeurs Léa et Gérard qui cherchent eux aussi à visiter la Quebrada aujourd’hui. « On se connaît non? ». Quand y en a pour 2, y en a pour 4!
On a donc passé la journée avec eux dans la Quebrada.

 

 

Et il faut bien avouer qu’on a été déçu… Ben oui, Las Flechas c’est chouette : de grandes montagnes rouges, des gros rochers aux formes curieuses, un amphithéâtre naturel (ça faut avouer on a bien apprécié!!)… Mais comparé à la ruta 40, c’est du pipi de chat de la rigolade!
Si on avait su, on serait resté plus longtemps sur la ruta 40…

Mais bon, maintenant qu’on est là, on continue et on profite de ce qui reste quand même des paysages très intéressants.

 

 

Au bout de la Quebrada, à Alemania, on dépose nos autostoppeurs pour qu’ils repartent vers Cafayate et on continue notre route vers Coronel Moldès et le lac Cabra Corral.

 

selfie de quatre personnes autostoppeurs Quebrada de las conchas

 

Le lac est immense, et vu de la route qui le surplombe, vraiment très joli. Il donne envie de se baigner!
Apparemment, en pleine saison, c’est une véritable attraction touristique qui offre une tonne d’activités : bateau, jet ski, saut à l’élastique depuis le grand pont, canyoning, rafting… bref, on s’attendait à de l’animation.
Mais là, à part les pêcheurs regroupés sur le pont… Tout est calme et les centres d’activité semblent fermés! On est en pleine période creuse…

 

lac de cabra corral

On retourne finalement à Coronel Moldès pour négocier une chambre dans une hostel à petit prix. Et on réussira à obtenir une super chambre avec grand lit et salle de bain privé pour presque moitié prix!

 

Pourtant au soir, l’hostel jusque là vide s’est rempli… de cyclistes!
Parce que oui, il faut quand même vous parler de la grande procession religieuse annuelle vers Salta.
La semaine prochaine à Salta a lieu une grande fête religieuse. Et la tradition veut que tous les habitants de la région s’y rendent en pèlerinage. Ils s’y rendent à pied ou à vélo bien souvent. Cela leur prend entre 3 et 6 jours à marcher ou pédaler pour arriver à Salta pour la grande fête.
Nous avons croisé ces pèlerins tout au long de notre road-trip, un peu partout, toujours suivis par des voitures balais en parfois même encadrés par la police…
Et ce soir, l’hostel en accueille certains avant leur arrivée à Salta prévue pour demain…

 

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J8 : Cabra Corral, ou le lac interdit

 

Aujourd’hui, il fait beau et chaud, on a décidé d’aller se baigner au lac!
On emprunte donc la route vers Cabra Corral avec la ferme intention de trouver un petit bout de plage ou de rocher pour se poser quelques heures et lézarder au soleil.

Mais rapidement, on se rend compte que les bords du lac ne sont en fait pas vraiment aménagés… Il y a bien quelques pontons pour les gros bateaux plats qui offrent les tours du lac en saison mais ça s’arrête là.
On continue à rouler… Parfois, au loin, on aperçoit un bout de verdure bien plat, apparemment parfait pour notre programme. Et en arrivant à hauteur du lieu tant recherché… il y a des grillages partout et des panneaux de propriété privée : interdiction d’enter!
On est un peu frustré quand même…

On finit par bifurquer vers l’intérieur des montagnes, en suivant la rivière qui alimente le lac, vers un centre de rafting/canyoning. Après presqu’une heure sur une route aussi cahoteuse que la ruta 40, on finit par trouver le centre.
Mais l’employé nous explique qu’actuellement, les activités ne sont pas ouvertes, à part le rafting (dont le prix dépasse notre budget). Il nous indique quand même un endroit un peu plus loin, une zone tranquille sur la rivière dont le propriétaire laisse l’accès libre.
On est donc reparti à la recherche de notre eldorado… On a bien trouvé un coin sympa, mais impossible d’y faire passer la voiture sans l’enliser dans le sable.
Il est bientôt midi, on en a un peu marre de chercher pour rien, on se fait une raison : la farniente sur la plage attendra le Mexique! On rentre!

On s’arrête quand même manger dans un petit resto avec vue sur le lac avant de reprendre finalement la route vers Salta, et le Norte Hostel

 

couple de chouette dans la roche

 

 

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J9 : Retour au Bercail !

 

Après une nuit bien reposante, nous sommes partis restituer la voiture de location. Un vrai sketch!
C’est Mathias qui s’est occupé de nous, Diego n’étant pas à l’agence aujourd’hui.
Il a fait le tour de la voiture pour l’état des lieux. Et malgré les pierres de la ruta 40, elle était en parfait état (si on met de côté le fait qu’elle était recouverte de poussières!!)
Toutefois, Mathias a remarqué une petite griffure sur le bas de caisse, qui n’était pas noté sur l’état des lieux. Trois fois rien vraiment mais il semblait embêté.
Nous aussi du coup, parce que perdre la caution pour une griffure de rien du tout, ça nous enchantait pas tellement…

De retour dans le bureau, on savait pas à quelle sauce on allait être mangé… Mathias nous a expliqué qu’il ne voulait pas d’ennui avec son patron, qui est apparemment assez tatillon sur l’état de ses voitures…

Stress…

Alors il a repris l’état des lieux initial ainsi qu’une feuille de papier carbone, et a tout simplement rajouté la griffure sur le papier d’origine, comme ça, normal… En nous disant « comme ça, tout le monde est content, y a pas de problème! »

On en est resté complètement coi… Et ça nous a  bien fait rigoler en sortant!

 

On a juste eu le temps de faire un petit tour dans la ville de Salta (quand même!). Surnommée « la Linda » (la jolie) elle a effectivement un certain charme, avec ses bâtiments coloniaux et ses grandes églises décorées. Mais bon, pas de quoi non plus tomber en pâmoison!

 

Le temps de repasser à l’hotel chercher nos sacs, et on est de suite reparti vers le terminal de bus pour continuer notre périple  plus au nord, vers Humahuaca.

 

 

Road Trip Salta, en Bref

 

Ces huit jours ont été vraiment fabuleux.
Le fait de partir à l’aventure dans ces contrées sauvages, très authentiques, et en toute liberté a été une superbe expérience.
Nous avons découvert des paysages époustouflants et rien que le fait d’imaginer les millions d’années qui nous séparent de leur formation et les forces colossales qui ont été déployées pour arriver à ce résultat, nous a fait nous sentir tous petits et admiratifs… Une sensation géniale.

Toutefois, à refaire, je crois que l’on commencerait par la ruta 68 pour terminer par la ruta 40 en y prenant tout notre temps! Parce que cette partie du trip est la plus dépaysante et impressionnante. Et qu’elle offre beaucoup de trek qu’on a loupé parce qu’on s’est mal informés… (on comptait sur internet chaque soir pour planifier notre journée du lendemain, mais avec les problèmes d’électricité, on s’est fait avoir).

On a adoré emprunter les routes au hasard, sans vraiment savoir ce qu’il y avait au bout, et tomber sur des coins incroyables comme la lagune de Brealito, même si cela demande de rouler pendant des heures sur des chemins très inconfortables (surtout pour la voiture!).

Bref, depuis le début de notre voyage, je crois que ce road trip a été l’expérience la plus intense et la plus forte en émotion. Un régal!

voiture sur chemin de terre dans les montagnes