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Après 5 jours à Buenos Aires, on avait vraiment besoin de quitter la capitale pour de plus verts pâturages…  Au hasard de nos pianotages de clavier, on est tombé sur un petit patelin, Villa General Belgrano, paumé au beau milieu de la province de Cordoba, qui avait l’air joli, entouré de montagnes, de nature, et promettait moultes activités de plein air.
Ni une, ni deux, on a pris nos billets : direction la caammmpaaaagne !!!

 

Villa General Belgrano

Jawohl!!…

 

J1 : Un grand bol d’air frais !

Deux personnes avec sacs à dos sous le soleilOn a débarqué à Villa General Belgrano à 7h30, la tête encore dans le cul le coton après une nuit ballotés dans le bus. Pas le temps de réaliser où on est, on range les affaires, on récupère les sacs, on descend du bus et là… on découvre une toute petite gare routière, en bois, de quoi contraster avec l’enoooorrrme hangar de Retiro à Buenos Aires, usine à bus, fourmilière géante…
Il fait frais, très frais, mais l’air est sec, le ciel bleu, et le soleil qui pointe le bout de son nez derrière les montagnes qui nous entourent annonce une magnifique journée !

Plutôt sympa le réveil en fait !
On se met en route tranquillement. Aucune idée de la direction à prendre, mais c’est pas grave, on part au hasard, et on finira bien par trouver !

 

» Petit tour d’Horizon

Tout est calme, la ville se réveille… 
On emprunte une route… non un chemin… plutôt une piste, en terre/sable, longée par un parc, puis des rangées de petites maisons, chacune derrière sa barrière en bois.
Sur les allées et devant les habitations, sont garées des voitures disons… anciennes. Et c’est un euphémisme ! Elles sont vieilles, rouillées, on se croirait revenu dans les années 70… de vraies antiquités ! Mais elles roulent ! Et y en a beaucoup.
Et puis des chiens partout, devant les maisons, sur les trottoirs (enfin, quand y en a), en plein milieu de la route, et qui se mettent à nous suivre, chacun leur tour, ils nous accompagnent sur le trajet…

rue typique de Villa Belgrano avec vieille voiture et chien
Il nous a fallu 20mn avant de trouver la Posada Les Acacias.
Un grand portail en bois qui s’ouvre sur un large jardin arboré. Au milieu, une jolie petite maison de plain pied dort encore. Le vent fait jouer les carillons pendus au porche. Deux gros bergers allemands (Obélix et Thor) viennent nous accueillir, suivis du propriétaire des lieux, Maciek, qui, malgré l’heure précoce, nous attendait déjà…

Entrée de la Posada Les AcaciasOn découvre alors notre logement pour les 5 prochains jours. Et c’est très charmant ! Maciek, nous explique en long en large et en travers toutes les excursions possibles dans le coin, les tarifs, les horaires de bus, cartes et prospectus à l’appui. De quoi mettre au chômage tous les employés de l’office du tourisme !

Allez, il est temps d’aller faire un tour en ville, voir à quoi ressemble ‘Vicha’ Belgrano comme ils disent ici.

 

 

» Mais où on est là ???

Statue homme dans un tonneauOn voulait du dépaysement… Ah ça, on a été dépaysé !! Mais pas vraiment dans le sens espéré…
On découvre une longue rue commerçante, où s’alignent des bâtiments en bois foncé, des écriteaux colorés, des vitrines remplies de choppes de bière aux couleurs de l’Allemagne, des cervezeria à tous les coins de rue, des restaurants aux terrasses en bois, des magasins de charcuterie allemande, des chocolateries suisses, des banderoles annonçant l’oktoberfest prochaine…
Même le poste de police a l’air tout droit sorti de chez Heidi…

 

 

Là, on se demande par quelle faille spatio-temporelle on a bien pu passer pour se retrouver en pleine Bavière… C’est fou ! Si ça ne parlait pas espagnol dans tous les sens, y aurait vraiment de quoi se poser des questions !! Villa General Belgrano ou l’Allemagne en terre argentine…
Après un bon repas, la fatigue accumulée se fait sentir. La fin de la journée se fera à ronfler sous la couette, jusqu’au lendemain !

 

Mais cette étape promet d’être originale et agréable ! Sa situation au cœur de la Sierra de Cordoba offre pas mal de possibilités de trek et d’excursions. Dès demain, on se penche là-dessus ! Mais pour l’heure…. zzzzzz

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J2 : Au fil de l’eau

 

» El desayuno

Le matin à la Posada, c’est tout simplement le bonheur!
Il fait beau, il fait chaud… Et le petit dej’ qui nous attend est juste Fantastique ! (Oui oui, avec une majuscule).

Pain brioches gateau biscuits
Pain brioché, pain aux noix, gâteaux fourrés au dulce leche, croissants, gâteaux aux amandes, spécialités de la région, pâtisseries, confitures maisons aux parfums multiples et variés…
Et en hôte parfait, Maciek nous explique ce qu’est chaque gourmandise, les saveurs de chaque confiture … Un régal pour les yeux, les oreilles, et bien entendu les papilles ! Autant vous dire qu’on a loupé aucun petit déj de tout le séjour tellement c’était formidable !

Bon la photo ne lui rend pas honneur, trop occupés à nous régaler, on en a oublié d’immortaliser tout ça, mais croyez nous sur parole, c’était un vrai régal!

 

 

» El Paseo de los arroyos

Après toutes ces merveilleuses calories ingérées, fallait bien trouver un moyen de se dépenser ! On est parti faire une petite randonnée sur les montagnes aux alentours.
Le « Paseo de los Arroyos » est un chemin le long du ruisseau El Arroyo, sur lequel on peut croiser des moutons, des aigrettes, des épaves de voiture (!), toutes sortes d’oiseaux…
La balade était plutôt sympa, les paysages bien verts et jolis : ça fait du bien !

On a continué notre route avec l’intention de monter au « Cerro Mirador », histoire de profiter de la vue de plus haut. Le paysage a alors radicalement changé ! Chemin de terre très sec, cailloux, roches… A moins de 500m du Paseo de los Arroyos, on a pourtant l’impression d’être dans un tout autre endroit !

Findu chemin Paseo de los Arroyos
Et on a commencé à grimper. Au détour d’un virage, on a effectivement pu admirer la jolie vue sur la ville, mais on a eu beau chercher, on a jamais trouvé le mirador !
On a quand même continué sur le chemin qui s’enfonçait dans la foret. A partir de ce moment, on a parfois emprunté des sentiers, mais le plus souvent, on avançait à vue dans les fourrés… Côté indication,  c’est pas encore tout à fait au point leur truc. Mais on a fini par retomber sur le ruisseau, et en le longeant, à retrouver la direction du village.

 

 

Et pour clore parfaitement cette journée, on s’est dit qu’on allait profiter des spécialités locales !
A la première cervezeria sur notre chemin (autant vous dire que ça a été rapide) on s’est fait conseiller une ‘BarbaRoja’, bière locale au miel qui a pas fait long feu…

 

bière barba roja et cacahuètes

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J3 : La Cumbrecita

 

Aujourd’hui, le programme est chargé!

collines et arbres La CumbrecitaLever tôt, petit dej’ (ben oui, faut bien prendre des forces 😉 !) et direction  : La Cumbrecita !
Le trajet dure près d’1h30, et le bus s’arrête à plusieurs reprises en plein milieu de nulle part pour ramasser des écoliers et travailleurs sortis d’on ne sait où.

On s’enfonce dans la Sierra pour arriver dans le petit village de La Cumbrecita. Même topo que Villa Belgrano, mais cette fois, c’est la Suisse au cœur de l’Argentine!

Dans le petit village, qui apparemment n’existe que pour le tourisme, on a le choix entre de nombreux chemins de randonnée. On ne pourra pas tout faire aujourd’hui, mais Maciek nous a proposé un itinéraire intéressant, on a suivi ses conseils.

 

» La Casacada Grande

 

On commence par emprunter le chemin qui mène à la cascada Grande. Sous le ciel bleu et le soleil. La température est idéale !
On avance sous couvert végétal, entre chemin, rochers, racines… La balade est vraiment agréable, le décor très joli… et on commence à entendre le bruit de l’eau…

Il nous faut encore escalader un mur de rocher et…. La voilà !!

Cascada Grande, cascada Grande… mouais, elle est plutôt petite en fait !
Mais l’environnement est calme, joli… L’humidité ambiante nous rafraîchit. On est bien là ! D’ailleurs on y est resté un bon moment, juste à profiter de l’environnement… à la cool !
Jusqu’à ce que, en bonnes paupiettes, nos estomacs nous rappellent à la réalité !
On est redescendu au village prendre des forces.

 

Tout le long de la rue principale, les restaurants proposent tous des spécialités…allemandes. Donc par 30°C, on avait le choix entre choucroute, plateau de charcuterie, saucisses… On était pas très emballé.
Mais on a fini par trouver un resto plus « classique » qui nous a régalé d’une « milanesa de pollo » (poulet pané) et d’une bonne salade, tout ça au son d’une compil des meilleurs tubes des années 90 !

 

» Cerro Wank

Allez, maintenant on passe aux choses sérieuses :
chemin de terre et colline Cerro Wanka Cumbrecita

– « Tu vois la montagne, là, la plus haute ? »
– « Oui… »
– « On y va? »
– « …Allez ! »

Et c’est parti !

homme photographiant un condor La Cumbrecita
On a grimpé pendant près de 3h, tout seuls… pas âme qui vive sur le chemin… Seuls dans un paysage de ouf, où à chaque nouveau sommet, on avait l’impression de découvrir le monde.
Enfin, pas tout à fait seuls… un peu plus haut, dans le ciel, deux condors nous ont suivis tout au long du trajet. Plutôt sympa comme compagnons de route !

 

chemin de pierre La Cumbrecita
D’une forêt, le paysage a vite changé pour devenir de plus en plus sec et aride, parsemé de pierres de plus en plus grosses. Le chemin de terre a laissé place à un mur de roches à escalader, la pente s’accentuant toujours un peu plus.
Puis, en arrivant au sommet, les rochers se sont faits moins nombreux, laissant place à une sorte de steppe, parsemée de touffes d’herbes (et de bouses de vache…).

 

 

Tout en haut, le panorama à 360° était époustouflant!
Le vent était chaud, le soleil encore haut, l’atmosphère était des plus agréable, et vraiment… qu’est-ce qu’on se sentait bien là haut !

 

Bien-être et contemplation, vraiment, un pur moment de bonheur. On en a profité aussi longtemps que possible, avant d’entamer la descente, en même temps que le soleil décidait de se coucher derrière les montagnes.

Dans le bus qui nous  ramenait à Villa Belgrano, on a pu profiter d’un superbe coucher de soleil, béats mais bien fatigués.
Ce soir, c’est le traiteur italien qui nous a régalé : un bonne plâtrée de pâtes dévorée à La Posada, avant de s’écrouler (ça devient une habitude !) pour une bonne nuit de sommeil.

 

Cette journée a été probablement la meilleure depuis notre arrivée Argentine. Un vrai grand bol d’air frais sous le soleil, des paysages magnifiques, même le voyage dans le petit bus local qui nous bringuebale dans tous les sens… Tout était parfait. Rien que pour cette journée, ça valait la peine de venir jusque Villa Belgrano…

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J4 : Ouille!

Le réveil aujourd’hui a été un peu difficile… Courbatures partout, multiples ampoules aux pieds… La Cumbrecita a laissé des traces !
On s’est même découvert des muscles dont on ne soupçonnait pas l’existence jusqu’à ce qu’ils nous fassent souffrir ! Deux vrais petits vieux.
Et même le petit dej’ n’aura pas réussi à nous remettre d’aplomb.
Qu’à cela ne tienne, on se fait une « journée-OFF » !
Squattage de chambre, film, petites balade en ville… On se la coule douce et ça fait du bien !
Ça fait aussi partie du voyage, prendre le temps de prendre le temps… et ça nous convient parfaitement !

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J5 : Un peu de culture…

Aujourd’hui, pas de chance, le temps est maussade, et même mauvais. La température a considérablement chuté, il fait gris, il pleuvine… Bref, peu de possibilité d’activités aujourd’hui.
Alors on a décidé de s’intéresser un peu à l’histoire de cette ville aux allures germano/helvètes qui nous intrigue depuis quelques jours…
On a glané pas mal d’infos, à l’office du tourisme et auprès des habitants, et de Maciek, qui nous a livré un super témoignage sur l’histoire de la région, et son arrivée à VGB.

On vous explique tout ici! :

 

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J6 : Sur le départ

C’est le jour du départ.
Le temps de préparer tous les sacs, de faire honneur une dernière fois au fabuleux Desayuno de la Posada et surtout de dire au revoir à Maciek qui a été d’une gentillesse, d’une disponibilité et d’une aide très précieuses pendant toute la durée de notre séjour.
Une super rencontre que ‘on est pas prêt d‘oublier !!

 

Et de nouveau chargés comme des baudets, on retourne à la station de bus, direction San Luis, où un tout autre programme nous attend.

 

 

 

En bref, Villa General Belgrano …

En arrivant à Villa Belgrano, on ne s’attendait pas du tout à trouver un tel lieu. La Bavière au beau milieu de l’Argentine…
Certaines traditions germaniques sont toujours  bien implantées ici, et le mix avec la vie argentine est assez surprenant.
La vallée de Calamuchita est un endroit préservé très original et vraiment agréable à découvrir. Et la gentillesse de ses habitants n’y est pas pour rien.
Je serai bien curieuse de voir la petite ville de 8000 habitants se remplir de touristes lors de la fameuse Oktoberfest, et vivre ces festivités.
Qui sait ? Peut être pour un autre voyage !